Les atouts économiques de : Saint quentin (02)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Saint quentin

Les données clés des entreprises implantées à Saint quentin

Nombre total d'entreprises
6 176
entreprises
Âge moyen
16 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

Dans un classement des 113 villes françaises les plus dynamiques établi par Le Figaro, Saint-Quentin se retrouve à l’avant-dernière place, juste devant Calais. Qu’en est-il réellement de son attractivité économique ? Quels atouts peut-elle faire valoir ? Découvrons les principales caractéristiques de celle que l’on surnomme la cité des pastels.

Une ville façonnée par son industrie puis reconstruite après la première Guerre Mondiale

Saint-Quentin a été marquée par une grande histoire industrielle. Si elle en a essentiellement conservée sa population ouvrière, elle bénéficie également d’un patrimoine architectural grandiose, hérité de la reconstruction d’après-guerre.

Le textile, moteur historique de l’activité économique

L'activité autour du textile est présente à Saint-Quentin depuis le Moyen-Age. Cela étant, cette industrie trouve réellement son apogée au 12ème siècle, profitant de sa situation géographique favorable aux échanges. Ancien pays de France dont la ville-centre est Saint-Quentin, le Vermandois produit alors principalement du lin, de la laine ainsi que des plantes tinctoriales. L’industrie textile décline au 14ème et 15ème siècle pour totalement disparaître le siècle suivant après le siège du roi d’Espagne Philippe II en 1557. Le savoir-faire ancestral est réimplanté petit à petit grâce à Armand Crommelin et le concours d’autres marchands. C’est une nouvelle industrie de toile de lin qui va prendre de l’ampleur et véritablement rayonner au 18ème et 19ème siècle. Des cités ouvrières sont édifiées pour répondre aux besoins de logements, les bâtiments et quartiers qui voient le jour façonnent toujours le paysage contemporain Saint-Quentinois.

Affaiblie avec la guerre de 1870, l’activité économique s’enraye et s’interrompt avec la grande guerre de 14. Fin 1918, Saint-Quentin n’existe quasiment plus suite aux bombardements.

Un musée à ciel ouvert

Dès l’année suivante, la ville initie un plan d’extension et d’embellissement imaginé par Paul Bigot.

Des ouvrages art-déco se mêlent alors à des constructions aux inspirations régionalistes. L’hôtel de ville de style gothique flamboyant, des immeubles aux cheminées imposantes, les éléments de forme chevron du pont de la gare...le patrimoine de Saint-Quentin est caractérisé par sa richesse, il n’est donc guère étonnant de la compter parmi les “Villes ou Pays d’art et d’histoire”. Un label qui encourage notamment à initier les plus jeunes à l’architecture, au patrimoine et à l’urbanisme. A titre  d’exemple, les écoliers saint-quentinois réalisent une randonnée pédestre autour du patrimoine industriel dans le cadre de leur programme.

Quid de l’activité économique dans ce musée à ciel ouvert ? Celle-ci n’a pas échappé aux dommages causés par les mutations industrielles à partir des années 60. En effet, ce sont pas moins de 25 000 emplois qui ont disparu. Saint-Quentin est loin d’avoir rompu avec son industrie textile qui représente tout de même 2,5% de l’emploi salarié en 2011, une part quatre fois plus importante par rapport à la moyenne dans l’Hexagone.

Le Saint-Quentinois : un carrefour d’échanges qui se modernise

La cité des pastels est plus largement le Saint-Quentinois offrent progressivement des conditions de vie et de développement entrepreneurial de plus en plus avantageuses.

La proximité géographique avec de grands pôles économiques

En 2018, on compte environ 82 000 habitants dans l’agglomération saint-quentinoise, dont 54 000 habitants pour la seule commune de Saint-Quentin. L’attractivité du territoire s’explique notamment par sa situation géographique privilégiée. La proximité avec l’Autoroute A1 favorise les échanges avec la capitale et Bruxelles, l’A26 et l’A29 quant à eux desservent l’Europe du sud et les principaux pôles économiques du nord-ouest de la France. La gare de Saint-Quentin renforce l’accessibilité du territoire, elle a d’ailleurs été fréquentée par près de 1,1 million de voyageurs en 2018.

En outre, des liaisons permettent de rejoindre respectivement les aéroports de Lille et de Roissy-Charles de Gaulle en seulement 1h et 1h20.

Des atouts territoriaux variés

De nombreuses entreprises se concentrent dans les parcs d’activité très accessibles de la périphérie. Nous faisons d’une part allusion au parc d’activité des Autoroutes, d’autre part au parc d’activité Le Royeux qui accueille des professionnels du secteur industriel, artisanal ou encore des sociétés du secteur tertiaire. Si les faubourgs historiques ont façonné le visage actuel de Saint-Quentin, la ville poursuit sa mutation sur le plan de l’urbanisme. Le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain qui s’étale sur 10 ans doit principalement permettre de transformer le quartier Europe et la cité de Vermand. Des projets d’envergure ont par ailleurs déjà été concrétisés, à l’image du réaménagement du parvis de la gare en 2016.

L’agglomération abrite également un oasis de loisirs incarné par le Parc d’Isle, une très vaste réserve naturelle qui héberge entre autres un parc animalier.

La transition numérique du Saint-Quentinois

A l’image de sa région, Saint-Quentin doit faire face à des difficultés économiques certaines. Cela étant, plusieurs indicateurs suggèrent un avenir potentiellement radieux à la sous-préfecture de l’Aisne.

Les effets de la désindustrialisation perdurent

Au premier abord, les chiffres clés de l’économie des Hauts-de-France et de Saint-Quentin ont de quoi nourrir des inquiétudes. A Saint-Quentin, le taux de chômage est en effet largement supérieur à la moyenne nationale. Les Hauts-de-France sont quant à elle la région française la plus impactée par les défaillances d’entreprises avec 17 procédures pour 1 000 entreprises en 2018.

Cependant, les efforts entrepris par les collectivités pour valoriser leur territoire semblent avoir inverser la tendance. En creusant les chiffres dévoilés par la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aisne, on observe que le nombre de défaillance d’entreprises de la zone d’emploi de Saint-Quentin a reculé de 28,2% entre 2011 et 2017. A titre de comparaison, cette agglomération s’en tire bien mieux dans ce domaine que Compiègne (-24,6%), Roissy-Sud Picardie (-15,6%) et Laon (+6,7%). De plus, le taux de créations d’entreprises dans la commune de Saint-Quentin a bondi de plus de 10% de 2016 à 2018 selon l’Insee. Notons aussi que le nombre de chômeurs est passé de 15,3 à 12,7% de 2013 à 2019.

La robonumérique et les filières d’excellence

Pour continuer à stimuler la création d’emploi et favoriser l’émergence de start-up innovantes, l’agglomération promeut le concept de robonumérique, la combinaison de la robotique industrielle et de services issus du domaine numérique. Cette filière s’applique notamment à l’agriculture avec plusieurs projets soutenus par la collectivité. On songe tout d’abord à l’installation de stations météo connectées qui profitent à un large public et non exclusivement aux agriculteurs. C’est également l’aménagement de ruches connectées qui favorisent les conditions d’exercice des apiculteurs. La filière robonumérique s’applique aussi au domaine du sport, comme en témoigne l’ouverture d’un premier incubateur de projet sportifs au sein de la pépinière d’entreprises de l’espace Créatis. L’objectif ? Favoriser le développement de nouvelles solutions numériques au service du monde sportif.

Autre symbole de l’attractivité du territoire : la présence de centres de recherche publics tels qu’Innovaletch et l’INSSET.

Un environnement propice aux start-ups

Parmi les solutions d’accompagnement qui s’offrent aux entrepreneurs du territoire, on compte entre autres la PFT Innovaletch précédemment citée et l’espace de coworking à Créatis. Il s’agit également de l’IndustriLAB, un centre de recherche, d’innovation, de formation et de transfert de technologie à destination de toutes les filières industrielles, groupes et PME. Depuis janvier 2019, il y a le nouvel incubateur EuraTechnologies qui ne sera sans doute pas étranger à l’éclosion d’entreprises pérennes comme peuvent l’être deux des plus gros pourvoyeurs d’emploi que sont Le Creuset et MBK. Selon la CCI Aisne, ses deux entreprises de Saint-Quentin employaient respectivement 605 et 557 personnes en 2015.

Bien entendu, d’autres sociétés tirent leur épingle du jeu et témoignent du dynamisme du territoire telles qu’ALKOR, CLESENCE et S.N.E, une entreprise spécialisée dans la distribution de solutions et matériels électriques à destination des professionnels. Mentionnons aussi l’importance du travail fourni par TERNOVEO, spécialiste de la négoce agricole. Une entreprise qui s’engage entre autres à répondre aux défis environnementaux en produisant plus et mieux. 

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