Les atouts économiques de : Saint denis (93)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Saint denis

Exportez votre liste d'entreprises

En savoir plus

Les données clés des entreprises implantées à Saint denis

Nombre total d'entreprises
17 780
entreprises
Âge moyen
11 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

A l’image du département, Saint-Denis est une terre de contrastes. Si elle partage un taux de pauvreté élevé avec son homonyme de La Réunion, elle présente également un dynamisme économique incontestable, soutenu par de grands projets ambitieux.

Un concentré de difficultés

Saint-Denis présente une face sombre qu’il est difficile de nier, elle est même l’un des plus mauvais élèves de son département dans plusieurs domaines qui déteignent sur la qualité de vie.

Beaucoup d’habitants sous le seuil de pauvreté malgré un grand nombre d’emploi.


Pour débuter, il convient de mentionner le grand nombre d’emplois recensés dans cette commune. En 2013, près de 15% des emplois du département sont concentrés dans la cité des Rois tandis que la ville ne représente que 7% de la population.

Cela étant dit, l’activité économique qui rythme le territoire dionysien est loin de profiter à tous les habitants. La médiane du revenu disponible par UC (Unité de Consommation) s’établit à 14 386 euros par an (soit approximativement 1 200 euros par mois) en 2015. En comparaison, elle s’élève respectivement à 16 609 € et 19 785 € pour la Seine-Saint-Denis et la France métropolitaine.

La même année, l’INSEE estime le taux de pauvreté à 35,4 % dans la commune. A titre de comparaison, il n’atteint que 27% dans le département et 14% pour la France métropolitaine. Quant au taux de chômage élevé, il s’établit à 24% en 2015 soit environ 12 points de plus que la moyenne nationale.

Le défi de l’insécurité

Pour Saint-Denis, l’un des enjeux est d’améliorer la sécurité des biens et des personnes pour se défaire de l’image de territoire violent que les médias ont contribué à véhiculer ces dernières décennies. 
Le chemin est encore long si on en croit les chiffres révélés par l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales). En 2014, il fait notamment état de de 31,5 / 1 000 de faits de violences aux personnes, c’est largement au-dessus de la moyenne du département (19,6 / 1 000) et plus de deux fois élevé par rapport à la moyenne hexagonale.

Un dynamisme économique et démographique considérable

Si des communes françaises constatent à regret leur dépeuplement, Saint-Denis réussit aisément à attirer des entreprises et des habitants.

Un nombre croissant de dionysiens

La ville de la petite couronne bénéficie d’un véritable dynamisme démographique. A l’image de la Seine-Saint-Denis devenue le deuxième département francilien le plus peuplé de la région en 2020, Saint-Denis a vu sa population s’accroître de près de 14% de 2006 à 2016.

Ce bassin de main d’œuvre profite aux entreprises qui souhaitent se développer au nord-est de la capitale. Leur nombre a plus que doublé entre 2005 et 2015. On a comptabilisé 495 créations d’entreprises en 2005, une décennie plus tard ce ne sont pas moins de 1 334 sociétés qui ont vu le jour dans la sous-préfecture de Seine-Saint-Denis.

La Plaine-Saint-Denis : un véritable quartier d’affaires

Les entreprises ne se répartissent pas de manière uniforme dans la commune. Beaucoup ont en effet posé leurs bagages à la Plaine-Saint-Denis, zone d’activité victime à tort d’une image un peu écornée.
Comme l’indique Pierre Quay-Thévenon, vice-président en charge du développement économique de la communauté d’agglomération Plaine commune en 2014, on y observe “moins de délinquance qu’à la Défense”. En 2018, ce ne sont pas moins de 55 000 salariés qui s’y pressent chaque semaine pour exercer leur profession.

De Leroy-Merlin à Vente Privée en passant par Engie et SFR, de grands groupes ont notamment choisi de s’y installer pour profiter d’économies de loyer.

Un marché immobilier de report pour les parisiens

En 2019, le mètre carré a atteint 3 524 euros soit une augmentation de 11,5% en seulement un an. Cela étant, cela reste bien en deçà des tarifs observés dans la capitale, c’est pourquoi Saint-Denis incarne un marché de report qui séduit de plus en plus les investisseurs, qu’ils s’agissent des entreprises ou des particuliers. 
L’hyper-centre et le quartier ancien comptent parmi les secteurs qui devraient voir leur prix augmenter selon les professionnels de l’immobilier.

Une ville mieux desservie et métamorphosée après les JO

L’inclusion dans le Grand Paris et l’organisation du plus grand événement sportif au Monde promettent de belles perspectives pour le territoire dionysien.

Une nouvelle gare du Grand Paris Express

Situé aux portes de Paris, Saint-Denis est principalement desservi par le fameux “périf” de la capitale et les autoroutes A1 - A86. S’ajoutent à ces moyens de transport des lignes de tramway et de métro dont la ligne 12, prolongée en 2012.
Dans le cadre du projet Grand Paris Express, les collectivités ont décidé de repousser le terminus de la ligne 14 à l’ouest de la plaine. Il s’agit de la station Saint-Denis-Pleyel, dont la mise en service est prévue au printemps 2024, un mini hub où doivent transiter à terme 250 000 voyageurs par jour.
Selon un directeur d’agence de pôle emploi qui œuvre dans une autre commune dionysienne, ce chantier doit participer à redynamiser un secteur du BTP “en perte de vitesse”. Un coup de pouce pour un quartier dont l’importance des fonctions tertiaires supérieures (30 % du total des emplois) est à souligner.

Une forte contribution aux Jeux Olympiques 2024

La plus grande manifestation sportive du monde doit aussi contribuer à métamorphoser Saint-Denis. Nous faisons bien entendu allusion aux Jeux Olympiques d’été 2024, dont les retombées économiques attendues pour les entreprises du territoire de Plaine Commune sont estimées à 160 millions d’euros, selon les dires du maire PCF Laurent Russier.
Ce ne sont pas moins de six sites de compétition qui vont être aménagés dans le département et Saint-Denis aura quant à lui le privilège d’accueillir le village olympique. A l’issue de l’événement, ce dernier fera l’objet d’une reconversion en éco-quartier, occasionnant la création de quelques milliers de logements sociaux, de bureaux d'entreprises, de commerces ou encore de crèches.
L'économiste du CDES Christophe Lepetit évoque 

Des effets positifs de plusieurs natures, notamment en termes d'emplois avec des marchés de sous-traitance qui vont revenir à des prestataires locaux, mais également des opportunités dans le secteur de la construction.

Deux attractions touristiques

La transition est toute faite pour mentionner l’attractivité du Stade de France, théâtre des cérémonies d’ouverture / clôture des JO 2024 mais également des épreuves d’athlétisme, l’une des disciplines phares de cet événement. D’une part, la célèbre enceinte de 80 000 places reçoit chaque année de grandes épreuves populaires (tournoi des 6 nations, concerts…), d’autre part elle fait l’objet de nombreuses visites guidées.

Au même titre que le Stade de France, la Basilique de Saint-Denis, premier chef d’oeuvre d’art gothique au monde, compte parmi les monuments les plus visités en Ile-de-France

Ça pourrait vous intéresser

Des analyses

Ces analyses pourraient retenir votre attention