Département Tarn-et-Garonne (82)

Liste des top villes du département Tarn-et-Garonne (82)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises du département Tarn-et-Garonne (82)

Les données clés des entreprises du département Tarn-et-Garonne (82)

Répartition par taille d'entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
3
employés
Parité Homme/Femme

Géographiquement parlant, le Tarn-et-Garonne est certes l’un des départements de France métropolitaine les plus petits, mais si l’on raisonne en termes de développement économique – ainsi, d’ailleurs, que de marketing territorial – il figure parmi les plus en pointe. De fait, ce territoire d’Occitanie présente la remarquable singularité de faire reposer son économie sur un socle de secteurs traditionnels, tout en investissant fortement dans les nouvelles technologies. 

Ainsi, en dépit de quelques problématiques ponctuelles liées à la conjoncture, il s’agit d’un département au fort potentiel de croissance, qui mérite amplement qu’on lui consacre un article détaillé. Après tout, et grâce notamment à une présence accrue à l’international des entreprises ayant élu domicile dans le Tarn-et-Garonne, les bassins d’emplois concernés ont toutes les cartes en main pour contribuer significativement à la réduction du taux de chômage.

Un département où les trois grands domaines d’activités prospèrent

Depuis les travaux des économistes Jean Fourastié et Colin Clark, nous savons que l’activité économique d’une zone peut être étudiée sous le prisme de trois secteurs principaux : le primaire pour la collecte et l’utilisation des ressources naturelles, le secondaire pour les diverses industries, et le tertiaire pour les services. Or, d’habitude, lorsque l’on s’intéresse au développement économique d’un département, l’un de ces secteurs prend nettement le pas sur les autres, mais tel n’est pas le cas pour celui portant le numéro 82. Loin d’être un handicap, cette mixité apparaît au contraire comme l’un des atouts majeurs du Tarn-et-Garonne.

Des plaines nourricières à une industrie en grande forme

Bien que sa superficie ne soit que de 3 718 km², le Tarn-et-Garonne est réputé pour la variété de ses paysages, et notamment bien sûr pour les célèbres gorges de l’Aveyron, qui attirent chaque année une foule de touristes ébahis par cette nature intacte. Sur la partie Sud du département, le paysage est tout autre, et les plaines qui s’y trouvent ont, de tous temps, été propices au secteur agricole. Parmi les activités du primaire qui se montrent les plus actives, l’arboriculture occupe sans conteste une place à part. De fait, plus des trois quarts des fruits produits en Midi-Pyrénées proviennent du Tarn-et-Garonne, et ce n’est pas un hasard si Moissac est souvent présentée comme la « capitale des fruits ». 

En parallèle, un rapide coup d’œil à une carte de France témoigne de la proximité immédiate avec Toulouse, et ce d’autant plus que le réseau routier et ferroviaire très dense – entre les A20 et A62 ainsi que les lignes de chemin de fer – réduit considérablement les temps de trajets jusqu’au chef-lieu de la région Occitanie. Par conséquent, outre l’implication de nombreuses entreprises tarn-et-garonnaises dans la zone du Grand Sud Logistique, l’aéronautique s’impose également comme l’un des principaux employeurs du secteur secondaire dans le département. Avec plusieurs années de visibilité devant eux, en termes de remplissage des carnets de commande, tous les voyants des sous-traitants d’Airbus sont notamment au beau fixe.

Notons aussi un regain d’activité du secteur du BTP, depuis 2016, et après plusieurs années difficiles post-crise économique / financière, cela constitue un indéniable signe de relance. De plus, avec près de 800 salariés, sur la centrale de Golfech, EDF reste une entreprise de premier plan, et au total, l’industrie pèse encore pour plus de 20% des établissements et 30% des emplois dans le Tarn-et-Garonne.

Un secteur tertiaire en croissance forte mais diffuse

Si l’activité de l’agriculture et de l’industrie se porte bien, elle est encore plus dynamique en ce qui concerne le tertiaire, marchand comme non-marchand. Ainsi, les commerces et les services apparaissent comme deux « locomotives » pour l’économie locale, avec près de 80% des établissements figurant au registre du commerce. A elles seules, les activités de service représentent plus de 40% des établissements inscrits, et près de 30% de l’emploi salarié du Tarn-et-Garonne. Si l’on tient compte des créations d’entreprise par rapport aux radiations, le solde se révèle nettement positif depuis plusieurs années déjà. 

En revanche, force est de constater que, d’une part, le volume d’emplois créés se révèle bien moindre que celui auquel on pourrait s’attendre – compte-tenu de la vitalité des lancements d’entreprises – et que, d’autre part, le tissu économique est très diffus. De fait, si la plupart des créations de sociétés ont lieu dans le secteur de Montauban et le long des axes autoroutiers, elles ne concernent quasi-exclusivement que des entreprises de moins de 10 ETP. A vrai dire, pour prendre l’exemple du commerce, les établissements de moins de 10 salariés comptent pour plus de 12 000 emplois. Plus généralement, les sociétés de plus de 50 salariés sont rares dans le département – ce qui réduit certes les effets des plans de restructuration rencontrés dans d’autres endroits, mais qui freine aussi les créations d’emplois lors des phases de croissance.

Quant au tourisme, les résultats varient bien sûr fortement d’une année sur l’autre en fonction d’une multitude de facteurs (climat, pouvoir d’achat des visiteurs français et étrangers, craintes en matière de sécurité, etc.). Pour autant, il est certain que ce secteur reste un enjeu économique primordial à l’échelle du département – notamment pour toutes les entreprises de l’hôtellerie-restauration – avec plus de 2000 emplois directs concernés, et plus de 100 millions d’euros de recettes annuelles. Des rives du Tarn et de la Garonne aux coteaux du Quercy, en passant par le canal des Deux Mers, les paysages sont aussi variés qu’attractifs, et il ne faut bien sûr pas négliger l’importance du patrimoine – historique, culturel et gastronomique – de cette zone.

Une économie diversifiée, présente à l’export et tournée vers l’avenir

Ainsi que nous l’évoquions précédemment, le Tarn-et-Garonne peut s’appuyer sur une économie variée, et – signe de son dynamisme – les exportations se sont considérablement accrues, dans tous les secteurs. En outre, les différentes administrations qui se sont succédé depuis plus de 15 ans pour présider à la destiné du département ont toutes, quelle qu’ait été leur « couleur politique » du moment, veiller à ne pas rater le train de la modernité. Elles ont également pris soin de penser l'aménagement du territoire de manière à le rendre attractif aussi bien pour les entrepreneurs que les habitants.

Une résilience remarquable et remarquée, dopée par les ventes à l’international

Bien sûr, le Tarn-et-Garonne a été durement impacté par la crise économique de 2009, et les données statistiques liées au taux de chômage en témoignent clairement. Toutefois, depuis 2014, les défaillances d’entreprise apparaissent en net recul, et du fait même de la diversification de son économie, le département 82 a globalement mieux résisté que la plupart des autres. Cette résilience n’est évidemment pas passée inaperçue, et elle a sans nul doute contribué à attirer des investisseurs, ainsi que des entrepreneurs. Conscientes des atouts du département, les administrations successives ont également pris grand soin de concevoir un marketing territorial efficace, pour faire connaître les points forts du Tarn-et-Garonne dans tout l’Hexagone, et au-delà des frontières nationales.

En parallèle, le nombre de formalités à l’export s’est envolé, prouvant que, tous secteurs confondus, la présence du Tarn-et-Garonne à l’export est nettement plus forte qu’auparavant. Pour l’illustrer, retenez qu’entre 2009 et 2013, par exemple, alors que les effets négatifs de la crise se faisaient pourtant encore sentir, le chiffre d’affaires des entreprises exportatrices a bondi, d’environ 250 millions d’euros à plus de 550 millions.

Les nombreuses success stories d’entreprises locales se développant à vitesse grand V à l’international sont d’ailleurs là pour l’illustrer, à l’instar de la marque de vêtements Cocolico sur le continent asiatique, ou bien encore dans les domaines de la chimie, des cosmétiques, du matériel électrique (APEM), de l’aluminium (Alcoa France), etc. Pour « boucler la boucle », pourrait-on dire, le secteur primaire fait, là aussi, preuve de sa bonne santé dans le Tarn-et-Garonne, demeurant le principal exportateur – au travers d’entreprises telles que Blue Whale, Boyer, les Produits du Soleil, etc. 

L’innovation pour préparer l’économie de demain

Si la situation économique du Tarn-et-Garonne est en phase d’amélioration continue, et soutenue, depuis déjà plus de cinq ans, avec notamment une progression du chiffre d’affaires des entreprises de plus de 6% entre 2016 et 2017 – période remarquablement faste – l’avenir se prépare dès aujourd’hui. L’ensemble des acteurs économiques du département semblent en tout cas en être parfaitement conscients, et plusieurs initiatives marquantes sont là pour le prouver.

Ainsi, la création d’un accélérateur de start-up – baptisé Nova’boost, et soutenu par l’agence de développement départementale 82 ainsi que l’association IMTG (Initiative Montauban Tarn-et-Garonne) – mérite un coup de projecteur. En effet, il s’agit d’aider très concrètement les créateurs ou les repreneurs d’entreprise, principalement grâce à des prêts d’honneur, afin de permettre l’émergence des acteurs économiques de demain.

Bien sûr, certaines – pour ne pas dire la plupart – des start-up ainsi aidées ne subsisteront pas sur le long terme, périclitant ou se faisant racheter, mais il peut se cacher quelques pépites (de futures « licornes », peut-être même) parmi celles-ci, et ce n’est qu’en les épaulant qu’on leur donne une chance de croître.

Un « FabLab » a également vu le jour, tandis que le Grand Montauban – zone économique la plus active du département, rappelons-le – a lancé un appel à projet pour les start-up, dans le but de créer une dynamique positive à l’échelle du Tarn-et-Garonne tout entier. Enfin, le label « Innov’Action », porté par les Chambres d’agriculture, met en évidence le fait que l’innovation ne concerne pas que les services ou les usines 4.0, mais également le secteur primaire.

Ça pourrait vous intéresser

Des analyses

Ces analyses pourraient retenir votre attention