Paysagistes d'intérieur, d'extérieur

Entreprises de l'activité "Paysagistes d'intérieur, d'extérieur" par département

Paysagistes d'intérieur, d'extérieur - les données clés

Nombre total d'entreprises
43 974
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
2
employés
Parité Homme/Femme

Avec plus de 43 000 entreprises en France, le secteur des services d’aménagement paysager – connu sous le code NAF 8130Z –est particulièrement dynamique. Toutefois, le chiffre d’affaires global du marché semble en panne de croissance. Bien sûr, il convient de différencier les trois sous-secteurs d’activités – selon que le client final est un particulier, une autre entreprise privée ou un organisme public – qui enregistrent des évolutions différentes. En outre, plusieurs défis majeurs restent à relever pour les acteurs de ce marché, tels que le travail non-déclaré, la saisonnalité très marquée, ou bien encore les risques liés au surinvestissement. Pour autant, les perspectives de développement du secteur sont très prometteuses, et il s’agit d’une source de richesse économique – et d’emplois qualifiés - d’une ampleur insoupçonnée. 

La signification concrète du code NAF 8130Z

Historiquement, la France est depuis longtemps reconnue pour la qualité de son secteur de l’aménagement paysager. Il suffit pour s’en convaincre de se rendre à l’étranger afin de mesurer la renommée des jardins à la française, ou de paysagistes célèbres tels qu’Erik Borja, ou plus encore, du génial André Le Nôtre. En effet, si les styles divergent, tous les plus grands noms du domaine ont en commun une recherche de l’excellence qui transcende largement la « simple » création d’un jardin.

Si l’on s’intéresse au contenu du code de Nomenclature d’Activité Française correspondant, le 8130Z, il est bien sûr fait mention des activités suivantes : création, aménagement et entretien des parcs et jardins, terrains de sport et milieux aquatiques. Toutefois, le champ d’actions des entreprises du secteur est bien plus vaste, englobant aussi bien le reboisement forestier que les travaux dits de « génie végétal et/ou écologique », sans oublier le paysagisme d’intérieur, et la végétalisation des terrasses et toitures. Loin d’être exhaustive, cette liste démontre en tout cas toute la diversité des métiers concernés.

Concernant la taille des entreprises du paysage, plus de la moitié d’entre elles se révèlent être « unipersonnelles », c’est-à-dire n’employant pas d’autre salarié que le créateur de la société, tandis qu’un tiers supplémentaire comptent moins de 10 collaborateurs. A vrai dire, les entreprises ayant plus de 50 salariés ne représentent qu’environ 1% du total. Parmi les autres données économiques permettant de se faire une idée plus précise du marché, notons qu’entre les activités de création de jardins / espaces verts et celles liées à leur entretien, il y a une répartition quasi-égale du chiffre d’affaires. Enfin, si les entreprises ciblant les particuliers « pèsent » un peu moins de la moitié du total, celles travaillant pour les entreprises privées et les marchés publics représentent légèrement plus d’un quart du CA global dans les deux cas. 

Les différentes typologies de marché et leurs évolutions respectives

Comme évoqué précédemment, le secteur peut être décomposé en trois marchés principaux, qui sont les suivants : 

  • Le marché des particuliers
  • Le marché des entreprises privées
  • Les marchés publics 

Dans le premier cas, les petites entreprises – c’est-à-dire employant moins de 10 personnes – sont les plus représentées, et c’est là le premier débouché pour les professionnels du secteur, avec un chiffre d’affaires cumulé de plus de 45% du total. Toutefois, les problématiques actuelles de pouvoir d’achat – et que certains économistes lient encore à la crise économique de 2009 – expliquent une évolution atone, de nombreux ménages reportant leurs achats en la matière.

Pour les entreprises privées ayant besoin d’une prestation d’aménagement paysagers, les acteurs d’une taille plus importante sont davantage sollicités, mais ce segment pèse moins de 28% du chiffre d’affaires total. En termes d’évolution, la reprise du marché des constructions neuves a indubitablement eu un effet positif majeur, les promoteurs étant par ailleurs de plus en plus intéressés par des espaces verts de généreuses dimensions dans leurs projets.

Quant aux marchés publics, requérant de facto la rédaction d’appels d’offres, ils se destinent eux aussi majoritairement aux entreprises avec des moyens humains et matériels significatifs, mais là encore, le chiffre d’affaires généré ne dépasse pas 30% du total, et reste donc bien en-deçà de celui des particuliers. Concernant la tendance de ce sous-secteur, la baisse des investissements publics se fait bien entendu sentir, et les prestations d’entretien sont de plus en plus confiées aux services techniques locaux, quitte à – sans jugement de valeur – perdre légèrement en qualité délivrée.

Quoi qu’il en soit, face à cette situation, un nombre croissant de professionnels ont initié des efforts de diversification, portant aussi bien sur l’ouverture de structures de services à la personne qu’un meilleur accompagnement des entreprises et collectivités sur l’aspect « écologique » du secteur. 

Les défis à relever pour le secteur des services d’aménagement paysager

S’intéresser à un secteur d’activité nécessite de prendre en comptes les difficultés auxquelles il est exposé, et dans le cas présent, on peut citer la pression concurrentielle accrue, puisque le nombre d’entreprises a cru dans des proportions beaucoup plus importantes que la valeur du marché. De plus, les métiers concernés demeurent extrêmement dépendants de la saisonnalité de l’activité, avec des périodes prolongées – hivernales, notamment – de sous-activité. 

En outre, de nombreuses entreprises commettent l’erreur de surinvestir dans des moyens matériels conséquents, car, de fait, les machines lourdes peuvent s’avérer aussi efficaces qu’extrêmement coûteuses. Compte-tenu d’un taux d’utilisation parfois trop faible, les coûts de location apparaissent préférables à certaines acquisitions. Qui plus est, le marché est par définition dépendant de marchés de sous-traitance, ce qui pose rapidement problème lors de reflux d’activité, voire de mésentente vis-à-vis des principaux donneurs d’ordre.

Enfin, le secteur du paysagisme est profondément miné par le travail illégal, plus connu sous le sobriquet de « travail au black ». S’agissant d’emplois non-délocalisables, la concurrence déloyale est fortement présente, et difficile à éradiquer, mais les ministères du Travail et de l’Agriculture – en lien avec l’UNEP – s’y emploient au quotidien. Soulignons par ailleurs qu’à la vue de l’ensemble de ces défis, les entreprises qui s’en sortent le plus facilement sont les plus grandes, grâce notamment à leurs contrats récurrents, mais aussi certaines petites structures – pour peu qu’elles soient assez polyvalentes pour conduire seules un chantier de A à Z. 

Les points forts du marché, sur lesquels capitaliser pour bâtir un avenir prometteur

En moyenne, chaque année, le secteur du paysage permet plus de 15 000 embauches, ce qui offre donc de sympathiques opportunités de débouchés professionnels. De surcroît, alors que 200 000 investis par l’Etat dans un secteur de l’économie permettent de créer ou de pérenniser un emploi, cette valeur est triplée dans le cas des services d’aménagement paysager. Il s’agit là d’une performance « bluffante », qui prouve sans l’ombre d’un doute que des efforts supplémentaires doivent être entrepris pour aider la filière à se développer. 

Autre fait marquant, si aucun diplôme n’est exigé dans le cadre d’une création d’entreprise paysagiste, dans le fois, les professionnels du secteur sont très largement qualifiés, et près de 90% des salariés ont un diplôme, du CAP jusqu’à l’ingénieur. Par ailleurs, tandis que l’âge moyen est peu élevé – à moins de 35 ans – le ratio des CDI dépasse les 80%, et plus de 90% des emplois concernent des temps complets. Si ces statistiques ne vous « parlent » pas, sachez que beaucoup d’autres secteurs de l’économie seraient ravis de présenter un bilan aussi flatteur ! 

Au cours des prochaines années, le marché du paysagisme doit donc être surveillé de près, car il a le potentiel pour être un catalyseur d’emplois et de savoir-faire dans l’Hexagone.


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