Entreprises de l'activité "Service d'assurances " par département

Service d'assurances - les données clés

Nombre total d'entreprises
3 643
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
17
employés
Parité Homme/Femme

Pilier des économies occidentales à travers sa puissante capacité d'investissement, le secteur de l'assurance opère aujourd'hui une mutation qui ne va pas sans contradictions.
Que placements risqués et assurance fassent désormais bon ménage, que le marché européen potentiellement lucratif soit encore largement inexploité, constituent d'immenses paradoxes dont la résolution se fera dans les décennies à venir.

Puissance du secteur de l'assurance en France

Si le marché de l'assurance est révélateur du développement économique, alors nul doute que la France est un pays prospère. L'actif total des assureurs français s'élève à 2568 milliards d'euros fin 2016. 
En Europe, seul le secteur britannique de l'assurance pèse davantage, et de peu. 

L'ensemble des primes versées par les Français aux compagnies d'assurance représente par exemple le triple de l'encours assurantiel des ménages italiens, tandis qu'il dépasse assez nettement celui des Allemands. Et la tendance est solide : la croissance annuelle de cette branche économique cruciale s'établit à 3% en 2016, un essor calculé à partir du bilan agrégé total des assureurs. 

Cette bonne santé de l'assurance française est évidemment liée à la haute capacité d'épargne des Français. L'assurance-vie capte d'ailleurs 40% de cette épargne, dont l'encours augmente régulièrement pour doubler chaque décennie.

Composition et évolutions du secteur de l'assurance en France

Assez logiquement, dans un domaine où l'objectif est de se prémunir des risques, les actifs des assureurs résident pour plus de la moitié dans les obligations émises par les États et les entreprises. Le marché obligataire est prisé des assureurs non seulement pour sa stabilité, mais aussi pour son adéquation avec les stratégies financières de moyen et long terme. Le poids de l'activité vie, laquelle représente encore en 2016 presque deux tiers des cotisations, ne se dément pas malgré une légère régression.

Longtemps associé dans l'imaginaire collectif à des rentiers un peu frileux, l'assurance-vie a cependant opéré une révolution avec la multiplication des contrats multisupports. Ceux-ci comprennent, outre les traditionnels fonds en euros désormais peu rentables, des Unités de Compte (UC) au rendement généralement plus élevé. Comme les assureurs ne s'engagent pas sur la valeur financière de chacune des UC prévues dans les contrats, sauf clauses explicites, l'épargnant risque aussi bien perte de capital que fortes plus-values.

Le secteur de l'assurance dans les autres pays européens

Malgré le récent engouement pour les placements plus aventureux caractérisés par les UC, la part de ceux-ci dans les actifs des assureurs européens demeure modeste. Dans la plupart des pays de l'UE, France comprise, les placements hors UC représentent toujours plus de 85% de l'actif des assureurs. 

L'exception notable concerne les îles britanniques. Le Royaume-Uni, première puissance européenne de l'assurance en matière d'actifs et de bilan, se distingue en proposant aux cotisants des fonds constitués à plus de 40% par des Unités de Compte. Il en est de même pour l'Irlande, où cette proportion dépasse la moitié. 

Mais en matière d'assurance européenne, les disparités les plus nettes se portent sur le taux de couverture des populations par les assurances. Il est fort au nord et nord-ouest du continent, plus modeste sur le sud, et faible voire très faible dans les pays les plus à l'est. À titre d'exemple, un ressortissant des pays de l'ex-bloc soviétique cotise en moyenne 20 fois moins qu'un Français.

Des réglementations européennes visant à la protection du consommateur

L'organisation du secteur européen de l'assurance en dépit des disparités nationales s'avère donc nécessaire. Ce but identifié explique en partie l'adoption de diverses directives similaires à celles suivies dans le secteur bancaire

La crise financière débutée en 2007 a cependant plus que tout autre chose contribué à la prise de conscience qu'il fallait consolider les compagnies d'assurance européennes, si cruciales à l'économie. C'est tout l'objectif de la réforme dite "solvabilité II", laquelle implique des seuils minimaux de fonds propres pour chaque assureur. L'application de cette directive vise à accorder l'agrément aux seules compagnies d'assurance capables d'affronter les chocs économiques ou financiers les plus rudes. Avec en ligne de mire la sécurité des souscripteurs à travers l'indispensable consolidation du secteur... "Solvabilité II" s'inscrit ainsi dans une logique de protection accrue de la clientèle telle qu'elle se manifeste via la DDA.

Les perspectives nécessairement européennes des assureurs français

L'Union européenne n'est pas seulement synonyme de bureaucratie tentaculaire et de réglementations complexes. Elle représente aussi une formidable opportunité d'expansion, en particulier pour les assureurs français confrontés à une quasi-saturation du marché hexagonal. 

Deux leviers permettent aux compagnies d'assurance européennes de démarcher dans d'autres États membres. Ces formalités ne sont pas typiques du secteur de l'assurance mais concourent à l'élaboration du marché unique européen. Ces leviers ont pour nom "libre établissement" et "libre prestation de services", cette dernière étant souvent abrégée en LPS. Le premier permet aux entreprises d'établir des succursales soumises à la législation du pays d'installation, la seconde de proposer partout en Europe des prestations ayant pour cadre juridico-légal le pays d'origine de la société. 

Mais les écueils sont encore nombreux et dans les faits les groupes d'assurance ne s'exportent guère. Ainsi, dans près de 99% des cas, les assurés font appel à une compagnie de leur propre pays.
Finalement, le marché véritablement européen de l'assurance, quoique prometteur, demeure marginal. Il se limite souvent à des travailleurs transfrontaliers ayant contracté avec des compagnies originaires des pays où ils gagnent leur vie. Dans ce cas, les contrats d'assurance auto, habitation, ou de responsabilité civile dominent logiquement. 

Croissance de l'Europe de l'Est, harmonisation des moyens de paiement (prélèvement SEPA) et bénéfices possibles pour les assureurs comme pour les assurés, sont cependant des indices encourageants annonçant le développement du marché européen de l'assurance. 

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