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Vente à domicile - les données clés

Nombre total d'entreprises
193 296
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
4
employés
Parité Homme/Femme

A une époque où beaucoup d’actifs aspirent à davantage de flexibilité en matière d’emploi, la vente à domicile trouve toute sa place dans l’économie française. Si l’on ne peut évidemment pas résumer cette activité à la fameuse “réunion Tupperware” toutefois bien ancrée dans l’imaginaire collectif, celle-ci témoigne d’un secteur très féminisé, dans lequel plus de 7 vendeurs sur 10 sont des vendeuses. Pour des considérations de rentabilité, la tendance est à la pénétration dans le marché d’acteurs ayant percé par le biais d’autres canaux de distribution, et l’usage croissant pour les acteurs historiques de la vente directe des outils numériques. Outre le recours aux réseaux sociaux et la promotion de leurs produits sur leur propre site internet, notons que ces entreprises se sont bien adaptées aux périodes de confinement en organisant des réunions virtuelles à domicile.

La vente à domicile : la principale forme de vente directe

Dans la nomenclature française, cette activité est désignée sous le code NAF 47.99A. Elle consiste en une transaction où le vendeur se rend chez l'acheteur pour proposer ses produits ou ses services.
La vente à domicile peut se faire en face-à-face ou être organisée en réunion (on la qualifie de temps à autre de “Home Party”).

Le vendeur à domicile bénéficie d’un statut de mandataire ou d’acheteur revendeur. Si beaucoup de médias assimilent la vente à domicile à la vente directe, il convient tout de même de dissocier les deux notions. La vente à domicile est seulement l’une des techniques de vente directe, au même titre que celle réalisée sur les marchés, représentée quant à elle par le code NAF 47.81Z. Dans ce secteur, on recense par ailleurs les entreprises pratiquant la vente directe de combustibles (mazout, bois de chauffage, etc.) livrés chez le client.

Si deux tiers des vendeurs à domicile sont des femmes, cela s’explique par le fait que les entreprises ciblent essentiellement cette clientèle. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que la mode, la cuisine, la diététique ou encore le bien-être fassent partie des secteurs les plus représentés au sein de cette principale forme de vente directe. Il s’agit aussi bien souvent d’une activité complémentaire et à temps choisi ou à temps partiel qui correspond bien aux contraintes des mères de famille.

C’est ainsi que le métier est surtout représenté par des conseillères travaillant pour un réseau, en vendant en réunion des produits qui demandent des conseils personnalisés comme la lingerie, les compléments alimentaires, le café ou encore les ustensiles de cuisine. Si ça peut sembler un peu caricatural, la promesse de réussite professionnelle et d’une rémunération attractive attire de nombreuses candidates en reconversion ou en quête d’une reprise d’activité.
Avec une bonne gamme de produits, de la motivation et l’encadrement adéquat d’un réseau de qualité, certaines réussiront à transformer l’essai en dépassant le simple cercle de leurs proches pour développer une véritable clientèle. Lorsque les commissions sur les ventes viennent s’ajouter à des systèmes pyramidaux de parrainage de nouvelles vendeuses, certaines vendeuses particulièrement douées tirent une rémunération motivante de leur activité. Grâce à ce métier il est possible de gagner environ 500 à 3000 Euros par mois.


Enfin, les hôtesses qui acceptent d’organiser une réunion de vente à leur domicile et s’impliquent pour faire venir leurs amies sont récompensées par divers avantages.

Plus d’un tiers des vendeurs sont en multi-activité

2ème marché en Europe après l’Allemagne, la vente à domicile en France compte dans ses rangs approximativement 700 000 collaborateurs en 2020. Si elle suscite de plus en plus l’adhésion des Français alors que le e-commerce s’est démocratisé, c’est qu’elle se démarque sur plusieurs points des autres canaux de distribution. Les clients apprécient notamment pouvoir tester les produits, ils sont avides de conseils personnalisés et sont dans l’attente avec cette relation de confiance instaurée à l’issue de la première interaction avec le vendeur.
Sensibilisés aux enjeux environnementaux comme à la nécessité de favoriser les circuits courts, ils plébiscitent aussi la dimension Made in France de l’activité, sachant que 80% des produits sont fabriqués en France et en Europe selon la FVD (Fédération de Vente Directe).

40% des distributeurs l’exercent en activité principale, Xerfi dans une courte vidéo d’analyse mentionne que près d’un tiers (31% précisément) sont en multi-activité, 29% en complément de revenu.


Plusieurs statuts permettent de travailler dans la vente directe, avec un contrat de vendeur en tant que salarié (VRP ou représentant salarié) ou en tant qu’indépendant.
Parmi les indépendants, on distingue

  • les VDI pour Vendeur à Domicile Indépendant, qui exercent leur activité à titre occasionnel et peuvent être
    • soit mandataires
    • soit acheteurs / revendeurs.

  • Les inscrits à registre professionnel. Ils sont également indépendants, mais exercent cette activité de façon habituelle ou permanente.
    Ils peuvent alors être
    • soit Agents commerciaux. Ils sont alors mandataires inscrits au Registre spécial des Agents Commerciaux.
    • soit Commerçants. Ce sont alors des acheteurs / revendeurs inscrits au RCS.

 N’est-il pourtant autant pas trop périlleux de s’aventurer dans ce genre de mission ? Dans une étude Ipsos relayée par la FVD en 2018, on apprend notamment que près de 9 distributeurs sur 10 officiant en France déclarent être satisfaits de la qualité de la formation et de l’accompagnement dispensés par leur entreprise de réseau.

La liberté à un prix, puisque les indépendants qui mettent fin à leur activité ne peuvent pas bénéficier de l’assurance chômage.

Un chiffre d’affaires de plus de 4,6 milliards d’euros

Eu égard au marché du e-commerce français qui ne cesse de croître, nous pourrions penser sans nous être intéresser au sujet que la vente à domicile ne va pas dans le sens de l’histoire. Grave erreur ! Avec un chiffre d’affaires qui a atteint 4,630 milliards d’euros en 2019 et une progression de 14,5% sur les 7 dernières années, le secteur se porte plutôt bien et laisse augurer des jours radieux pour ceux qui l’animent.

Après une baisse de 2,4% observée en 2018, l’institut Xerfi anticipe une hausse moyenne de l’ordre de 3% du chiffre d’affaires par an entre 2019 et 2022. De manière générale, le vieillissement de la population pourrait aussi offrir un cadre favorable au développement de ce secteur.

Bien entendu, ce marché est sans commune mesure avec celui de la vente digitale qui s’est élevé à plus de 103 milliards d’euros dans l’Hexagone en 2019. Cela étant, plutôt que de lui faire de l’ombre, internet pourrait l’aider à croître, comme en témoigne l’usage de plus en plus important des réseaux sociaux par les VDI.

Indéniablement, il n’y a pas que les protagonistes historiques qui veulent surfer sur le succès de la vente à domicile. “L'avenir passera par l'arrivée de nouveaux acteurs tournés traditionnellement vers d'autres formes de vente”, explique Olivier Guilbaud, président de la FVD. Selon le délégué général de la FVD, ces sociétés ont bien cerné que “la rentabilité est plus élevée dans la vente directe que dans d'autres circuits”, avec la réduction des frais de publicité ainsi que des coûts fixes. Le leader Vorwerk, inventeur du très populaire Thermomix, qui ne propose ses produits qu’en vente directe doit désormais faire face à Lidl et son Monsieur Cuisine Connect. Comme autre grande entreprise de la vente à domicile, difficile de ne pas citer K par K, spécialiste des menuiseries extérieures et des fenêtres.

 

Crédit photo : Alyssa Strohmann

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