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Couvreur - les données clés

Nombre total d'entreprises
28 774
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
2
employés
Parité Homme/Femme

Le chéneau, la noue, le closoir, le décrapouillage… autant de termes qui n’échappent pas au couvreur mais sont ignorés de la plupart des gens, ce qui témoigne de la méconnaissance d’un métier pourtant historique du bâtiment. Celui ou celle qui l’exerce est généralement un véritable passionné avide de transmission, un moyen de perpétuer l’héritage et de faciliter le travail d’équipe, dimension prépondérante sur chaque projet de réalisation ou de réfection de toiture. Si cette profession est logiquement déconseillée aux personnes sensibles au vertige, elle permet à ses pratiquants de découvrir au quotidien des panoramas auxquels le grand public n’a jamais accès.

45 000 salariés dans le secteur de la couverture

Pour l'INSEE, la nomenclature d'activités française correspondant au domaine des travaux de couverture (NAF 43.91B) comprend les principales opérations inhérentes à la couverture des toits et la mise en place des éléments d'évacuation des eaux de pluie. En revanche, il convient de mentionner que ce champ d’activité n’inclut pas les travaux d'étanchéification des toitures-terrasses. Sans doute parce-que les méthodes de travail et les matériaux mis en œuvre sont très différents.

Les principales tâches du couvreur sont la préparation de chantier, la dépose de couverture ainsi que la pose des matériaux de couverture. En général ce sont des tuiles, voire des ardoises. Il est sollicité dans le cadre d’une réalisation de toiture neuve, d'une réfection totale ou d'un simple remaniement. On fait même appel à cet expert du BTP dans le cadre de travaux de restauration de monuments historiques.

Selon la FFB, on compte actuellement environ 18 500 entreprises de couverture en France, dont la majorité comptent moins de 10 salariés, et qui emploient 45 000 salariés au total.  Parmi les sociétés qui génèrent un chiffre d’affaires conséquent, on distingue notamment Gaquerel basé à Montivilliers, Choux Toiture à Caulnes, Bourgogne Couverture à Dijon ou encore Charles et Compagnie à Angers.

L’apprentissage, levier de formation incontournable pour les couvreurs

Cela va presque sans dire, le couvreur qui est amené en permanence à accomplir diverses tâches en hauteur n’a pas peur du vide. Eu égard aux risques encourus, c’est une personne raisonnée, qui respecte strictement les consignes et les règles de sécurité.

Ce professionnel du BTP doit aimer le travail en équipe et ne pas redouter d’officier dans des conditions délicates (froid, pluie, canicule etc.). Accomplissant des tâches manuelles comme intellectuelles (lecture de plan, calcul dimensionnel…), il exerce une profession transversale dont certaines missions restes méconnues du grand public. Puisqu’il façonne des pièces sur-mesure, le couvreur dispose aussi d’une certaine sensibilité artistique. Habiller les toits de tuiles ou ardoises ou les accessoiriser avec des linteaux ne s’improvisent pas.

Pour acquérir les qualifications nécessaires à l’exercice de cette profession, on peut entre autres préparer le BP Couvreur ou le CAP Couvreur. De la découverte des matériaux de couverture à la réalisation d’un échafaudage en passant par la pose et la réparation de voliges, toutes les dimensions de ce métier sont présentées aux personnes en formation.

Parmi les cursus qui permettent d’accéder à des postes à responsabilité dont celui de chef couvreur, on compte entre autres le BTS bâtiment et le BTS charpente couverture. Au cours de l’année 2018-2019, la très grande majorité des candidats à ce métier optent pour l’apprentissage au détriment de la voie scolaire (85% contre 15%), c’est la répartition des effectifs en formation la plus déséquilibrée parmi l’ensemble des groupes de métiers du bâtiment, selon les chiffres clés 2020 de la CAPEB.

A en croire les témoignages de plusieurs artisans en exercice, rien ne remplace l’expérience empirique dans ce domaine. Pour Nicolas, couvreur zingueur en poste à Paris, 10 années sont nécessaires ne serait-ce que pour “connaître bien son métier”.

L’usage de matériaux renouvelables

Certes les techniques et les outillages ont évolué, mais l’esprit ancestral de la profession demeure. Et parmi les passionnés qui revendiquent un savoir-faire inimitable, on compte des couvreurs de la capitale désireux que leur expertise soit reconnue par une organisation supra-nationale à savoir l’Unesco. En obtenant gain de cause, ils mettraient non seulement en valeur leurs qualifications et leurs ouvrages mais rendraient aussi hommage à leurs aïeux que l’on a qualifié pour la première fois de “couvreurs" (en charge des travaux neufs) et de "recouvreurs" (en charge de la réfection) dés le 13ème siècle.

Si le couvreur est habitué à recourir à des matériaux tels que la tuile et l’ardoise, il met aussi à profit de plus en plus de matériaux qui présentent une dimension écologique incontestable. Ce sont les bardeaux de cèdre ou de mélèze pour les couvertures en bois, les toits en membre élastomère ou encore les toits en métal (galvanisé), plébiscités pour leur remarquable durée de vie. Les toits végétalisés ont aussi le vent en poupe, reconnus pour capter le CO2, contribuer à améliorer la qualité de l’air des villes et à diminuer la consommation énergétique inhérente à l’isolation des bâtiments.

Comme l’anticipent les auteurs du Scenario prospectif du métier de couvreur”, il conviendra d’apprivoiser l’intelligence artificielle qui propos[era] des recommandations aux professionnels en matières techniques, esthétiques économiques et devien[dra] ainsi un outil incontournable de tous les chantiers, y compris les plus petits.”

Quelles perspectives pour le marché de la toiture ces prochaines années ? La hausse du chiffre d’affaires de 16% enregistrée entre 2015 et 2019 (source BusinessScoot) ne peut que rassurer les parties prenantes d’un secteur d’activité non délocalisable. Mais pour en tirer avantage, encore faut-il compter dans ses rangs suffisamment de forces vives et le défi est loin d’être relevé au printemps 2021...

Crédit photo : Lucas van Oort,  Jack Price-Burns

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