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Maçon - les données clés

Nombre total d'entreprises
146 349
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
3
employés
Parité Homme/Femme

Représentant pas moins de 30% de l'activité du bâtiment, la filière des travaux de maçonnerie générale et de gros œuvre constitue un moteur de notre économie. Dans ce secteur où se mêlent artisans, PME et groupes de renommée internationale, on a toutes les peines du monde à recruter, eu égard à une profession qui souffre depuis de nombreuses années d’un déficit d’image. Pour envisager sereinement l’avenir, ses acteurs gagneront à valoriser le métier de maçon mais aussi à recourir autant que faire se peut aux matériaux et techniques innovantes, ce qui leur permettrait d’être moins vulnérables lors des pénuries de matières premières.

Un secteur d’activité lié au code NAF 43.99C

Pour l'INSEE, la nomenclature d'activités française correspondant au domaine de la maçonnerie et du gros œuvre inclut notamment les entreprises qui entreprennent des opérations de pavage, les travaux courants de béton armés et le montage d'armatures destinées aux coffrages en béton. Ce sont également celles qui effectuent le ravalement au mortier, la réalisation de clôtures en maçonnerie ainsi que d’autres opérations telles que la réalisation de raccordements à la voirie et aux réseaux divers (hors travaux de tranchées).

N’appartiennent pas en revanche à cette catégorie les entreprises spécialisées dans la réalisation de fondations et les entreprises générales de construction ou "tous corps d'état" prenant la responsabilité globale de la construction d'un bâtiment.

La maçonnerie et le gros œuvre génèrent 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires

La maçonnerie et le gros œuvre constituent tout simplement la 1ère activité du secteur du bâtiment avec 30% de son chiffre d'affaires. Selon L'Union de la Maçonnerie et du Gros-Œuvre (UMGO), il serait animé par

321 000 salariés et 110 000 artisans travaillant seuls et génèrerait plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les 126 milliards du BTP français.

La maçonnerie et le gros œuvre créent le plus de richesses dans les régions les plus dynamiques du pays à savoir l’Ile-de-France et Auvergne Rhône Alpes.

Parmi les entreprises aux chiffres d’affaires les plus importants, on compte notamment Etandex, basée aux Ulis et la Société Bourbonnaise de travaux publics et de construction. Il s’agit aussi de Freyssinet France, filiale de Soletanche Freyssinet, qui appartient au groupe Vinci. Parmi leurs homologues franciliennes, il y a SBG Lutèce et Sendin, respectivement 29ème et 67ème entreprises ayant connu les croissances les plus fortes entre 2015 et 2019 dans notre pays.

En province, l’une des sociétés les plus florissantes n’est autre qu’Eiffage Construction Nord Aquitaine, une antenne du célèbre groupe français fondé en 1993 qui exerce dans de nombreux domaines des travaux publics. Dans la même région, c’est aussi MAS BTP, créée en 1962, qui se distingue par ses belles performances.

Des milliers de postes de maçons à pourvoir chaque année

Aux jeunes ne sachant pas vers quelle voie se tourner ou aux actifs qui projettent de se reconvertir professionnellement, difficile de ne pas recommander cette profession qui a la fois a l’avantage d’être non délocalisable et qui recrute massivement. En 2021, ce ne sont pas moins de 26 000 de postes de maçons à pourvoir selon l’enquête Besoins de main-d’œuvre de Pôle Emploi, qu’il s’agisse de contrats longue durée ou de missions intérimaires. Malheureusement pour les entreprises qui opèrent dans ce secteur, les candidats sont loin de se bousculer au portillon, le métier souffrant d’un déficit d’image délicat à renverser, à l’instar d’autres activités manuelles. Près de 60% des sociétés recherchant des ouvriers non qualifiés du gros œuvre interrogées ont indiqué rencontrer des difficultés à embaucher en 2021.  La pénibilité du travail a pourtant sensiblement décliné et les opportunités de carrière doivent permettent de séduire un plus grand nombre de personnes, comme le rappelle le Responsable de l’Institut des métiers de la maçonnerie chez les Compagnons du Devoir dans une interview accordée à Studyrama.

Pour autant, les aspirants à exercer en tant que maçon ont tout intérêt à prendre connaissance des qualités attendues par les recruteurs. Les bons candidats sont méthodiques, rigoureux et ils disposent d’une bonne condition physique, les chantiers se déroulant fréquemment dans des conditions climatiques difficiles. Par ailleurs,

un maçon ne peut aussi s’affranchir du respect des règles de sécurité et a la faculté de pouvoir travailler en équipe.

Outre le CAP Maçon, d’autres formations permettent d’acquérir les compétences nécessaires pour œuvrer à ce tour dans ce secteur. Il s’agit notamment du Brevet professionnel de maçonnerie et du Bac professionnel Technicien du Bâtiment, organisation et réalisation du gros œuvre (TBORGO), mais aussi le BTS bâtiment et le BTS Maçonnerie, ces deux dernières filières s’adressant entre autres aux personnes qui prétendent encadrer des équipes.

Des entreprises dépendantes de l’approvisionnement en matières premières

Si l’activité économique a été fortement impactée par la pandémie de Covid-19 en 2020, le secteur du BTP qui n’a pas fait exception à la règle devrait retrouver de nouvelles couleurs en 2021. Au cours les trois premiers mois de cette même année, les artisans évoluant dans le bâtiment ont enregistré une croissance de 10,9% de leur chiffre d’affaires.  Cela étant, une autre menace semble peser sur ce secteur d’activité à court et moyen terme, il s’agit de la pénurie de matériaux. Bois de construction, cuivre, acier, blocs de béton...les difficultés d’approvisionnement affectent toutes les familles de matériaux.

Si la crise a sanitaire a joué un rôle important dans la déstructuration des marchés, la forte demande de pays émergents est aussi à prendre en considération, et elle ne devrait pas s’estomper au cours des prochaines années.

De manière générale, la pénurie de sable largement documentée peut elle aussi déstabiliser le secteur de la construction dans les années à venir. Nombre d’artisans qui ne parviennent plus à mettre la main à un prix raisonnable sur cette matière première ou sur d’autres ressources se voient contraints de reporter des chantiers. Pour imaginer davantage le paysage de la maçonnerie française de demain, il est intéressant de se pencher sur une étude prospective parue au printemps 2017. Ses auteurs anticipent la croissance des constructions dites mixtes, l’utilisation accrue des outils numériques, ils pensent de même que les artisans gagneront à optimiser l’utilisation des granulats, première ressource du sous-sol exploitée dans notre pays.

 

Crédit photo SAMS Solutions

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