Travaux d'installation d'eau, de gaz en tous locaux

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Travaux d'installation d'eau, de gaz en tous locaux - les données clés

Nombre total d'entreprises
60 135
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
2
employés
Parité Homme/Femme

Les plombiers d’aujourd’hui sont les héritiers d’une histoire particulièrement ancienne. Parmi les premiers ingénieux systèmes conçus dans leur domaine, on compte les remarquables réseaux d’évacuation en cuivre bâtis dans les palais mortuaires égyptiens du 3ème millénaire avant JC. Il y eut par la suite la construction du premier aqueduc 6 siècles avant JC, puis il fallut attendre respectivement les 15ème et 16ème siècles pour que soient conçus le robinet et la chasse d’eau, deux équipements indispensables à l’hygiène de nos habitations.

Le secteur des travaux d’installation d’eau et de gaz tel qu’il est défini par l’INSEE ne repose pas sur les seules épaules de ces experts de l'assainissement, il compte également dans ses rangs d’autres “connaisseurs des bons tuyaux”, qui exploitent à d’autres fins la précieuse ressource qu’est l’eau.

Le code NAF 4322A

Dans la nomenclature d’activité française, les travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux englobent une grande variété de missions poursuivies par des professionnels d'univers sensiblement différents. Ce sont principalement les hommes et les femmes formés pour réaliser des réseaux de plomberie et poser toutes sortes d’appareils sanitaires. Ils coupent, soudent et fixent les tuyaux d’eau, ils s’occupent de raccorder la robinetterie aux toilettes, ballons d’eau chaude et autres appareils ou encore ils posent les compteurs de gaz.
Ce secteur répertorie ensuite les installations de systèmes d'extinction automatique d'incendie et celles de réseaux sous pression de lutte contre le feu. Le code NAF 43.22A est en outre attribué aux entreprises dont l’activité principale consiste en la pose de systèmes d'arrosage automatique des pelouses.

En dépit d’un déclin de la main d’œuvre, une filière qui génère 7,2 milliards d’euros

Selon l'INSEE, les travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux ont généré 7,239 milliards d’euros de Chiffres d’Affaires (CA) en 2017. Parmi l’ensemble des sous-classes du domaine des travaux de construction spécialisés, celle-ci possède le taux de sous-traitance confiée le plus bas (7%). A titre de comparaison, ce même taux s’élève à 14% pour le domaine des travaux d’installation d’équipements thermiques et de climatisation.

Parmi les quelque 141 000 entreprises appartenant au secteur conséquent des travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation, on compte 43 308 entreprises consacrées aux travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux, à l’origine d’un peu plus de 54 000 emplois d’après les données de la CFDT. Pour autant, l’observatoire des métiers du BTP relate une baisse du nombre de salariés plombiers dans l'Hexagone, ils sont en effet passés de 28 510 en 2011 à 20 162 en 2019 soit une diminution de la main d’œuvre de près de 30% en seulement 8 ans. On trouve des entreprises aux compétences diversifiées, à l’instar d’Alfort-Chauffage-Plomberie-Couverture et de Schneider et Compagnie, mais aussi des sociétés aux périmètres d’activités plus réduits, telles qu’Uxello Sud-Est.

Du plombier à l’installateur de système d’arrosage en passant par l’expert en sécurité incendie

Dans ce domaine d’activité, le quotidien diffère radicalement d’un travailleur à un autre, à un point que d’aucuns ne soupçonnent même pas. Durant une grande partie du temps, le plombier fait office de monteur en installation sanitaire affairé aux opérations de raccordement de canalisations du réseau d'eau à différents appareils sanitaires. Qu’il s’agisse des robinets, des WC ou des baignoires ou encore des cabinets de douche, il est amené à connecter ces différents appareils, vérifier leur bon fonctionnement du système ainsi que s’assurer de l’absence de fuite.

On distingue le plombier chauffagiste, un artisan à la double casquette, qui, comme son nom l’indique, outre les dernières missions énoncées, met en œuvre des installations de chauffage dans toutes sortes de bâtiments.
Ces deux types d’intervenants du second œuvre savent travailler à partir de plans et selon des règles strictes de sécurité et de conformité.
On trouve également des professionnels pour qui les systèmes d’arrosage automatique n’ont plus de secret. Tuyeurs, turbines, brumisateurs, asperseurs, goutteurs...ils sont en général au fait de tous les équipements permettant d’entretenir les gazons et autres espaces verts. S’ils partagent de solides compétences avec les plombiers, ces techniciens bénéficient de connaissances dans les domaines de l’électromécanique, de la maçonnerie et du jardinage.

Concourent aussi au développement de cette filière le personnel compétent dans l’installation des robinets d’incendies armés (R.I.A). Il est sensibilisé aux process de mise en conformité, au positionnement des R.I.A, à la variété des modèles existants sur le marché etc.

Vers une filière plus écologique pour attirer davantage de jeunes

Résistant, excellent conducteur thermique et plutôt esthétique, le cuivre demeure un matériau incontournable dans le secteur des travaux d’installation et de gaz. Malheureusement, la crise du Covid a fait décoller le prix des matières premières, induisant des problématiques d’approvisionnement pour de nombreuses entreprises du BTP. Et les difficultés pourraient persister durant plusieurs années si l’on en croit les prévisions de CRU Group.

Tout en répondant à la pénurie, le recours aux matériaux de synthèse devrait aussi se démocratiser, eu égard à la nécessité de limiter l’impact environnemental des constructions. Les professionnels sont même encouragés à les exploiter, à la faveur d’une réglementation récente ayant fait passer les canalisations PEX, PB et multicouche dans le domaine traditionnel.

A l’avenir, les travaux de rénovation et de modernisation vont en outre également donner une place croissante aux technologies photovoltaïques, exigeant ainsi de nouvelles qualifications chez les professionnels du secteur. Face à la pénurie de main d’œuvre déplorée par les recruteurs, cette perspective pourrait contribuer à séduire davantage de jeunes que jusqu’à présent, ces publics ne manquant pas d’appétence pour les filières écologiques.

 

Crédit photo : Sidekix Media

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