Entreprises de l'activité "Travaux de vitrerie" par département

Travaux de vitrerie - les données clés

Nombre total d'entreprises
84 375
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
2
employés
Parité Homme/Femme

Bien avant que l’INSEE n’attribue à la vitrerie la codification de sous-classe 4334Z – en lui adjoignant les travaux de peinture et l’application de produits antidérapants sur sol – la miroiterie faisait déjà partie des industries « historiques » de France. Aujourd’hui, et depuis bientôt trois ans, ce secteur s’en sort particulièrement bien, tant en ce qui concerne le niveau d’activité – et donc d’emplois – que le nombre de sociétés dans le périmètre considéré. Cependant, la combinaison de plusieurs facteurs a conduit les entreprises effectuant les travaux de peinture et vitrerie à la croisée des chemins, d’où l’intérêt de bien cerner tous les tenants et aboutissants qui concernent ce secteur.

Les travaux de peinture et vitrerie : définition d’un secteur pluriel

L’INSEE, dans le cadre de sa nomenclature des activités en France, a considéré la vitrerie et les travaux de peinture au sein d’un seul et même sous-ensemble, numéroté 4334Z.

Cela étant posé, un code APE unique – à savoir 454H – permet de reconnaître toute la spécificité des métiers liés à la miroiterie. Le périmètre considéré inclut donc les travaux d’installation de vitrerie de bâtiment, les travaux de finition – dont la pose des vitres et vitrages – voire la pose de films plastiques et de laques sur vitrage. Dans cet article, la composante « peinture » de l’activité est exclue de l’activité, afin de rester concentrés sur la vitrerie.

Le secteur de la vitrerie peut être considéré comme composé de deux sous-entités bien distinctes, avec d’une part la transformation du verre, et d’autre part la pose de vitrage. Il convient également de noter que la plupart des quelques 52 000 entreprises qui la composent sont des TPE, et qu’elles proposent des emplois stables – le taux de CDI frôlant les 90%.

Quant à la chaine de valeur, elle s’avère relativement simple à retracer puisque les entreprises transformant le verre créent une partie de la valeur finale de la prestation délivrée aux clients – à partir de matières premières relativement peu coûteuses - le reste étant pris, à part quasi-égale, par les artisans en charge de la pose.

La vitrerie, une industrie du passé plus que jamais d’actualité

Sans prétendre réaliser un cours magistral d’Histoire, il est important de rappeler que les origines de l’industrie de la miroiterie en France remontent au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Colbert. Depuis lors, et comme toute activité, le secteur a connu des hauts et des bas, le plus récent de ces mouvements datant de la crise économique de 2008, qui a d’ailleurs plongé l’ensemble du bâtiment dans une période délicate pendant près de 7 ans.

Mais, depuis 2015, la reprise est bien présente, et la place prépondérante prise par le concept d’éco-responsabilité a notamment favorisé le remplacement d’une multitude de vitre sur des bâtiments anciens. Certes, la « carotte fiscale » associée à ce type de rénovation n’est désormais plus disponible, mais la tendance de fond reste celle d’une modernisation des habitations existantes.

Cela ne peut évidemment que profiter au secteur de la vitrerie, qui présente par ailleurs l’avantage d’être de mieux en mieux intégré dans la problématique du « bâtiment intelligent », connecté et communiquant, aussi bien avec son environnement intérieur qu’extérieur. En ce sens, la vitrerie est véritablement remarquable, puisque de Colbert au bâtiment « vert », elle a su s’adapter pour rester cohérente et pertinente avec chaque époque.

Concernant les normes, le secteur est actuellement soumis au NF DTU 39 « travaux de vitrerie-miroiterie », portant notamment sur l’installation de produits verriers pour tous types de bâtiments en France, neufs comme anciens. Ce texte date de 2006 mais il a été revu et amendé en 2012, avec un focus renforcé sur l’aspect de l’isolation, qu'elle soit thermique et/ou phonique.

Les menaces et les opportunités du secteur pour l’avenir

Le secteur de la vitrerie a toujours fait preuve d’une remarquable résilience et d’une capacité d’adaptation – deux qualités qui lui seront bien utiles pour continuer son développement au cours des prochaines décennies.

Ainsi, outre la problématique environnementale, la pratique du home staging est en croissance continue. De ce fait, les artisans qui se seront rapprochés d’agents immobiliers spécialisés en la matière verront sans nul doute leur CA croître significativement.

Les taux d’intérêt sont quant à eux partis pour rester bas sur le moyen-long terme, ce qui profite évidemment au bâtiment dans son ensemble, et comme le veut l’adage, « quand le bâtiment va, tout va ». La vitrerie étant, pour une part non négligeable, dépendante du volume des constructions de logements, la pertinence du dicton s’en trouve dans son cas encore renforcée.

S’il est une crainte partagée par la quasi-totalité des acteurs du secteur, elle est à chercher du côté social – non pas en termes de RSE (responsabilité sociale et environnementale), mais bien de dumping social.

Il en va ainsi du travail illégal et des fraudes aux salariés détachés au sein de l’Union Européenne, tandis que le compte personnel de prévention de la pénibilité continue de susciter inquiétudes et incompréhensions parmi les entrepreneurs. A noter que la question du traitement des déchets – et notamment de la gratuité de leur reprise – fait actuellement débat.

 

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