Arts du spectacle vivant

Entreprises de l'activité "Arts du spectacle vivant" par département

Arts du spectacle vivant - les données clés

Nombre total d'entreprises
124 013
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
2
employés
Parité Homme/Femme

Terre de culture, la France bénéficie d’un réel prestige à l’international en matière d’arts du spectacle. Avec plus de 4 000 festivals et 5 000 spectacles produits par an, ce secteur est résolument actif, et jamais le nombre d’artistes en activité n’a été aussi important. Pour autant, il reste bien souvent énigmatique pour une large part de la population, conduisant à la persistance de certaines idées préconçues – notamment sur le statut des intermittents du spectacle

Définition d’un secteur « Arts du spectacle vivant »

Pour découvrir un secteur d’activité, quel qu’il soit, le premier réflexe reste de consulter la Nomenclature d’Activité Française (NAF), gérée par l’INSEE, et dans le cas qui nous intéresse, le code à rechercher est le suivant : 90.01Z.

Les activités du spectacle vivant 

Il s’agit en réalité d’une sous-classe, comprenant aussi bien la production de spectacles – dont les concerts, l’opéra, la danse, ou bien encore le théâtre – que les activités de groupes – avec les cirques, les orchestres, et toute autre formation du même type. Les activités des artistes indépendants sont également englobées par ce code NAF, des acteurs aux musiciens, et des conteurs aux danseurs, par exemple. L’organisation des tournées – et, plus globalement, la responsabilité artistique des spectacles – ainsi que l’activité des conférenciers constituent aussi les composantes d’un secteur qui, par sa diversité, mérite bien le qualificatif de « pluriel ».

On peut faire une distinction entre deux types de sociétés, avec d’une part les entrepreneurs de spectacles, et d’autre part les prestataires de service technique. Enfin, chose rare, un salarié du spectacle vivant peut parfaitement avoir pour employeur une société qui n’appartient pas à ce secteur – comme dans un parc de loisirs, pour ne citer qu’un exemple.

L’aspect économique de ce secteur

En 2017, près de 21 000 entreprises ont déclaré avoir, pour activité principale, le « spectacle vivant », étant entendu qu’il peut s’agir de sociétés privées comme de celles issues du secteur public – sans négliger, bien sûr, les prestations de services techniques. Dans leur globalité, tous ces acteurs économiques emploient plus de 200 000 salariés, dont près des 2/3 d’intermittents du spectacle, le tiers restant faisant référence à des employés dits « permanents ». Concernant ces effectifs, un ratio mérite d’être souligné, car près de 45% d’entre eux sont des artistes interprètes.

Le nombre d’employeurs reste globalement stable d’une année sur l’autre – et ce depuis près de cinq ans – les effectifs, avec pour corolaire la masse salariale, sont résolument orientés à la hausse.

Au deuxième semestre 2018, le volume d’heures a progressé de plus de 2% sur un an. 

La part des indemnités d’assurance chômage dans le revenu global des salariés du spectacle vivant a toujours été élevée. Cette situation évolue, en particulier chez les techniciens, et au global, les salaires « pèsent » désormais pour près de 60% du total. On soulignera d’ailleurs qu’il existe un régime spécifique d’assurance chômage pour les intermittents du spectacle, et que celui-ci cristallise souvent les inquiétudes et les débats.

Des subventions pour les entreprises du secteur public

La taille des entreprises rencontrées – ainsi que leurs modèles économiques respectifs – peuvent véritablement varier du tout au tout. Ainsi, l’on rencontre de nombreuses TPE (Très Petites Entreprises) comptant moins de 10 ETP (Equivalent Temps Plein) dans leurs effectifs, mais aussi, des structures beaucoup plus larges, avec plusieurs centaines de salariés.

Si les sociétés du secteur privé ne perçoivent pas de financement public, celles qui remplissent des missions dites de « service public » reçoivent ces subventions – qui peuvent même représenter une part importante de leurs revenus.

Parfois, les entreprises de ce type agissent par délégation, de l’Etat et/ou des collectivités territoriales, avec sur ces projets un financement grâce à l’argent public. L’Etat reste le premier pourvoyeur de fonds pour le spectacle vivant, au travers des crédits attribués par le ministère de la Culture. Les acteurs privés peuvent également tirer leur épingle du jeu, mais dans une proportion plus limitée, au travers de financements dits « parapublics », voire mutualistes, ainsi que par les financements privés « dopés » par des avantages fiscaux spécifiques.

Micro-entrepreneur ou intermittent du spectacle ?

Contrairement à une croyance largement répandue, être intermittent du spectacle n’est absolument pas un métier, mais bien un statut salarial. Ces personnes alternent en fait les périodes de travail et de chômage, en enchaînant les contrats à durée déterminée (CDD) d’usage. Le secteur du spectacle vivant reposant sur des projets, l’existence de ce statut n’a rien d’illogique, mais depuis la circulaire du 28 janvier 2018, il est désormais possible d’exercer une activité de ce type au travers de la micro-entreprise.

Auparavant désigné comme « auto-entrepreneuriat », ce dispositif a connu un très fort succès depuis son lancement, du fait de démarches administratives simplifiées. Les professionnels de la culture étant souvent, par essence, « pluriactivité », ce statut est pratique, puisqu’il permet le cumul de plusieurs activités professionnels avec des statuts différents. Attention toutefois aux plafonds de revenus annuels à ne pas dépasser, ainsi qu’à l’incompatibilité d’exercer en tant qu’artiste du spectacle dans le cadre d’une présomption de salariat – d’où l’émergence du régime d’artiste-auteur.

Un secteur en mutation face à la révolution numérique et digitale

Les analystes économiques sont quasi-unanimes pour déclarer que, du fait de l’actuelle révolution numérique et digitale, tous les secteurs d’activité sont appelés à évoluer fortement. Cela concerne également le spectacle vivant. Certaines dispositions légales ont d’ores et déjà entraîné de profonds changements au sein du microcosme culturel dans l’Hexagone.

Un renouveau pour les métiers du spectacle vivant 

Nous en sommes encore qu’au commencement de la « révolution 2.0 » dans le monde du spectacle vivant, car qui peut dire, quels seront les apports de l’IA (Intelligence Artificielle) dans ce domaine d’ici à 10 ou 20 ans ?

On constate d’ores et déjà un recours croissant aux technologies numériques pour les machineries de scène, tous les outils liés à la sonorisation et à l’éclairage, ainsi qu’à la transformation et la distribution des contenus culturels.

De plus en plus d’initiatives voient le jour afin de constituer autant de « traits d’union » entre des formes d’art traditionnelles et les nouveaux comportements sociétaux induits par la technologie.

Le spectacle vivant s’inscrit aujourd’hui avec force dans une optique de développement durable, pour protéger l’environnement.

Le spectacle vivant : des défis pour l’avenir

Du festival d’Avignon aux Vieilles Charrues à Carhaix, en passant par le Printemps de Bourges, Chalon dans la rue, ou bien encore le festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, nul ne peut nier que le spectacle vivant est résolument dynamique. Toutefois, du fait des éléments précédemment évoqués – évolutions liées à la révolution numérique, prise en compte des problématiques de développement durable – ainsi que d’autres points majeurs partagés par plusieurs secteurs – insertion professionnelle, développement des compétences, renforcement de la mixité et de l’égalité hommes/femmes, pénibilité du travail, etc. – de nombreux défis restent à relever pour l’avenir.

L’ambition de parvenir à les surmonter est d’autant plus nécessaire que l’actuel foisonnement de créations et le fait que la culture reste un élément essentiel du soft power à la française ouvre la voie à un futur prometteur, avec de nombreuses embauches à la clé. 

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