Développement, programmation informatique

Entreprises de l'activité "Développement, programmation informatique" par département

Développement, programmation informatique - les données clés

Nombre total d'entreprises
53 471
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
4
employés
Parité Homme/Femme

S’il est un secteur qui a connu de véritables bouleversements au cours du XXème siècle – et qui continue par ailleurs d’évoluer à un rythme très soutenu – c’est bien celui de l’informatique. En effet, depuis le concept de calculateur universel programmable d’Alan Mathison Turing en 1936 jusqu’au dernier superordinateur IBM « Summit », capable d’effectuer 200 quadrillons de calculs par seconde, que de révolutions technologiques ont eu lieu. Une tendance est cependant toujours restée présente, et s’est même constamment accentuée : celle de la place-clé qu’occupent les activités informatiques dans le paysage économique français, et plus globalement encore, mondial

Sous le Code NAF 62, un secteur florissant

Selon l’INSEE, le secteur d’activité répondant au Code NAF 62 s’intitule « Activités Informatiques », et il regroupe l’ensemble des sociétés de services en ingénierie informatique – plus connues sous l’acronyme SSII – ainsi que les éditeurs de logiciels, les bureaux d’études techniques, et les sociétés de conseil en technologie (SCT).

A ce jour, ce secteur se compose de plus de 52 000 entités économiques – un nombre qui a progressé de près de 15 % en 10 ans seulement.

Environ 60 % de ces entreprises sont unipersonnelles, et concernent donc des travailleurs indépendants, et en tenant compte des 40 % restants, les activités informatiques sont un pourvoyeur d’emploi significatif dans l’Hexagone, avec près de 400 000 équivalents temps plein.

En outre, le chiffre d’affaires cumulé des entreprises du secteur – Allianz Informatique et Amadeus en tête – avoisine les 75 milliards d’euros.

Sur ce total, la part du software s’élève à 35 % environ, celle du hardware tend à se stabiliser autour de 15 %, tandis que les services informatiques se taillent la part du lion avec 50% du total.

Dans ce contexte, l’attrait accru de l’informatique auprès des étudiants n’a donc rien d’une surprise, pas plus d’ailleurs que la multiplication des écoles spécialisées dans le codage et la programmation.

Certains de ces établissements proposent même des parcours de reconversion pour les chercheurs d’emplois et/ou les personnes en quête d’une réorientation de carrière. Il suffit alors de quelques mois pour appréhender les bases du métier de programmeur, et pouvoir a minima se lancer sur la création de sites web et/ou d’applications pour mobile. Bien sûr, nul ne peut s’improviser développeur expert en une vingtaine de semaines, mais le niveau de débutant suffit aujourd’hui encore à s’ouvrir bon nombre de portes vers l’emploi.

La programmation dès le plus jeune âge

Pendant longtemps, l’enseignement de l’informatique aux enfants a été sujet à controverse et d’une ampleur pour le moins limitée en France.

De fait, qu’il s’agisse des dangers d’accoutumance ou de la problématique physique des effets de la lumière bleue, l’idée que nos charmantes petites têtes blondes puissent passer quotidiennement un temps certain devant un écran d’ordinateur à l’école est encore parfois mal accepté.

Pour autant, ce serait oublier que, premièrement, ces mêmes enfants sont en réalité beaucoup plus « soumis » aux écrans des téléviseurs à leurs domiciles, et que, deuxièmement, l’intérêt d’apprendre la programmation informatique au collège, voire dès l’école primaire dans certaines communes, ne fait aucun doute.

Il s’agit en effet d’un nouveau langage qui leur sera fortement utile en grandissant, et l’objectif de l’Etat reste d’équiper la totalité des élèves du primaire en PC-tablettes d’ici au milieu de la prochaine décennie.

Ce type d’initiative n’est pas limitée aux états, et une démarche intéressante conduite par Walt Disney outre-Atlantique commence à faire des émules en France. En effet, en association avec Code.org, le célèbre groupe de divertissement américain a déployé des efforts remarquables pour introduire « le code » dans les écoles, notamment au moment de concevoir le blockbuster « La reine des neiges ». Apprendre les rudiments de la programmation aux plus jeunes, de façon ludique, est également ce que tentent de faire certains pionniers en France, dont Magic Makers.

Un secteur au cœur des évolutions sociétales

Il y a peu de temps encore, la programmation informatique était perçue tantôt comme réservée à une élite d’informaticiens travaillant sur de grands projets, tantôt comme le passe-temps d’une poignée de geeks accrocs à leurs PC dernier-cri.

Pourtant, en l’espace de quelques années, la prise de conscience du grand public des possibilités offertes par « le code », aussi bien en termes d’applications que d’employabilité, a généré un appel d’oxygène pour ce secteur.

En outre, la programmation est désormais considérée comme l’un des leviers majeurs pour accélérer l’implémentation des évolutions sociétales dans lesquelles nous sommes engagés.

Ainsi, d’aucuns – ou plutôt d’aucunes – n’hésitent pas à considérer qu’il est d’une importance cruciale que les jeunes femmes se forment le plus tôt possible au codage informatique, de manière à renforcer leur rôle dans la société.

Les formations dans le domaine sont en effet très majoritairement encore peuplées par la gente masculine, mais certain(e)s s’emploient à ce que cela change.

Ainsi, de l’école 42 à l’association Girls in Tech Paris, de nombreux acteurs se mobilisent pour ouvrir aux femmes l’ensemble des activités permettant d’écrire des logiciels.

Les femmes représentant la moitié de la population, qui peut en effet nier qu’il est très dommageable que se perdent de futurs talents sur la base de simples préjugés culturels ?

Le codage informatique semble aussi constituer un atout précieux dans l’optique de renforcer la notion d’ascenseur social.

De fait, les études informatiques ne requièrent pas véritablement de « bagage culturel » – encore très fortement transmis par les parents. Pour exemple, certains diplômés de l’école 42 ont tout juste un CAP, mais se voient néanmoins proposer des salaires très confortables une fois sur le marché de l’emploi (de 30 000 à 60 000 € annuels suivant le profil).

Sans aller jusqu’à dire que le code est la solution contre la reproduction des élites, il est indéniable qu’il en constitue au moins une partie.

A cela, notons simplement un bémol, le langage informatique n’est pas immédiatement accessible au profane – après tout, ce sont des mathématiques avancées – et il demande un réel engagement de quiconque souhaitant le maîtriser.

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