Entreprise de déménagement

Entreprises de l'activité "Entreprise de déménagement" par département

Entreprise de déménagement - les données clés

Nombre total d'entreprises
2 800
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
5
employés
Parité Homme/Femme

Chaque année, près de 3 millions de Français déménagent, soit environ 10% des ménages présents dans l’Hexagone. Les raisons sont multiples, tant personnelles – pour une naissance, un départ en retraite, un divorce, etc. – que professionnelles, la mobilité étant de plus en plus recherchée par les recruteurs. Quel que soit le cas de figure, il est à noter qu’un tiers des personnes réalisant un déménagement se font aider d’un professionnel de ce secteur. A l’heure actuelle, le déménagement connait de profondes mutations, mais celles-ci représentent aussi de réelles opportunités de développement pour l’avenir. 

Présentation d’un secteur important, et en croissance


Afin de cerner tous les tenants et aboutissants d’un secteur d’activité professionnelle, il convient tout d’abord de s’intéresser à son code de Nomenclature d’Activité Française – NAF 79.42Z.

Dans le cas des services de déménagement, nous pouvons ainsi découvrir que cette sous-classe comprend aussi bien le déménagement de mobilier d’équipements ménagers – pour les logements des particuliers – que celui de machines ou d’équipements professionnels, en provenance de bureaux, d’ateliers ou d’usines. Les prestations de garde-meubles, ainsi que de livraison de meubles et d’équipements ménagers (jusqu’au déballage ou à l’installation) sont également intégrées dans ce code NAF.

Les principaux acteurs du marché


Sur le territoire national, ce sont plus de 1 500 entreprises – aux profils divers et variés – qui font partie du secteur considéré, et si une majorité d’entre elles se présentent comme de petites structures (avec moins de 20 salariés), certaines représentent des pourvoyeurs d’emplois notables, avec plusieurs centaines d’ETP (Equivalent Temps Plein). Parmi ces « poids-lourd » du déménagement, on peut notamment citer la Société Française de Déménagement International, Demeco Entreprises, Crown Worldwide SAS, ou bien encore Bovis Transports. Derrière cette liste, se trouvent des sociétés affichant jusqu’à près de 40 millions d’euros, et cela démontre bien toute la vigueur du marché.

Un secteur qui concerne de plus en plus de monde


 En effet, s’il est vrai que les deux-tiers environ de nos compatriotes choisissent encore de déménager seuls – soit davantage que nos voisins en Europe – ils sont aussi de plus en plus nombreux à faire appel à un professionnel, surtout lorsque les volume d’affaires est conséquent, et/ou que le trajet à parcourir apparait long. En outre, toutes les classes d’âge sont concernées, puisque si beaucoup de jeunes actifs de moins de 30 ans font appel à un déménageur pour se rendre en région parisienne, les plus de 45 ans tendent à opérer le mouvement inverse, en se rendant en Province. Par ailleurs, il est à noter que ce secteur – au travers de métiers accessibles du CAP jusqu’à Bac+2 et au-delà, et de ses affiliations, à la Chambre Syndicale du Déménagement par exemple – regroupe près de 11 500 salariés.

Un secteur résilient face à la crise et en plein essor


Concernant l’évolution du chiffre d’affaire global du secteur au cours des dernières années, plusieurs remarques s’imposent d’elles-mêmes. Tout d’abord, et c’est plutôt une – bonne – surprise, alors que la crise économique et financière de 2008 a fortement pénalisé le marché de l’immobilier, elle n’a pas eu un impact aussi marqué sur les professionnels du déménagement. Certes, cette période a été marquée par une légère baisse, puis par plusieurs années de stagnation et de flottement. Néanmoins, depuis près de 5 ans déjà, le marché connaît une reprise vigoureuse, avec des taux de croissance soutenus, pouvant dépasser les 6%. 

L’émergence de nouveaux acteurs


Pour bien comprendre les mutations qui agitent actuellement le secteur, il faut en premier lieu s’interroger sur les principales raisons qui peuvent expliquer que seules 30% des personnes devant déménager font appel à un professionnel. Ainsi, outre la « traditionnelle » crainte de la casse – et qui, dans les faits, existe bien entendu aussi lorsqu’une personne déménage seule ou avec ses connaissances – l’on retrouve la problématique du prix. 

Le problème du prix


Plus précisément, certaines estimations concordantes font état de 40% des ménages ayant pour projet de déménager qui souhaiteraient solliciter un déménageur, mais qui pensent n’avoir pas d’autre choix que de s’en passer. Le fait de ne pas avoir à « embêter » ses proches, ni de devoir prendre le risque d’une location d’un véhicule au grand gabarit qui se solderait par un accrochage, sont autant de facteurs attrayants qui orientent vers un professionnel du secteur. Mais, là encore, le coût de ces prestations tend à « refroidir » les clients potentiels.

Le succès des plateformes de comparaison


Dans ce contexte, nul ne sera surpris d’apprendre que de nouveaux acteurs ont récemment émergé en proposant des alternatives nettement moins chères aux déménageurs dits « traditionnels ». L’on pense notamment ici aux plateformes telles que Fretbay, ou bien encore à l’Officiel du déménagement. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que ces « trublions du secteur » et leur approche « disruptive », pour prendre des termes à la mode, rencontrent un réel succès, avec des croissances de leurs chiffre d’affaires supérieures à 25%.

Vers une ubérisation du secteur ?


Dans le même ordre d’idée, l’économie collaborative – que d’aucuns associeraient à l’ubérisation – voit également son influence grandir au sein du secteur du déménagement, et les plateformes en ligne – de jemoove.fr à mydemenageur.com, par exemple – se sont donc multipliées. Bien sûr, des interrogations légitimes ont été émises en parallèle quant à la qualité réellement délivrée au travers de ces outils collaboratifs. Pour l’heure, il est sans doute encore trop tôt pour livrer une réponse claire à ce sujet. Néanmoins, force est de constater que les garanties contre le vol et/ou la casse se révèlent souvent inférieures à celles des déménageurs « classiques ».

Une situation qui s’apparente, in fine, à une saine concurrence

De fait, les professionnels établis ont été quelque peu « secoués » par cette forme d’ubérisation, qu’ils n’avaient pas nécessairement suffisamment anticipé. Toutefois, comme nous l’avons vu, ils proposent des prestations plus étoffées, et bénéficient d’un atout de taille – ils connaissent déjà bien leur marché, et peuvent donc, à condition de savoir rebondir, affronter sans crainte la concurrence de nouveaux acteurs qui sont, par définition, encore fragiles. Quant au consommateur final, il a tout à gagner à ce que les déménageurs « traditionnels » soient tentés de revoir leurs tarifs à la baisse, et à ce que les « trublions », en parallèle, se crédibilisent avec des prestations à la hausse. A ce jour, l’on constate déjà que les entreprises de la Chambre Syndicale du Déménagement ont déployé une communication importante sur l’écart qui existe entre le transport de mobilier et le métier de déménageur. 

Les défis – et les opportunités – de l’éveil d’une conscience environnementale vis-à-vis du déménagement


Avec une nouvelle génération d’actifs de plus en plus mobiles, et en quête d’une simplification de leurs mouvements, il est certain qu’un nombre croissant de personnes feront appel, dans les années qui viennent, à un déménageur – soit en direct, soit via une plateforme. On peut donc l’annoncer sans risque de se tromper, ce secteur continuera de croître, et donc d’aiguiser les appétits des acteurs, présents et futurs. Cela étant posé, une nouvelle problématique prend de plus en plus de place dans la société, et elle a des implications dans tous les secteurs d’activité.

Le déménagement à bicyclette


Bien sûr, lorsque l’on envisage un déménagement – d’un appartement, d’une maison, ou même d’une usine – le volume à transporter semble interdire le recours aux modes de déplacement « doux ». Ce n’est cependant pas tout à fait vrai, car pour les citadins restant en ville, et se déplaçant sur une petite distance, l’utilisation du vélo reste envisageable – à dose homéopathique, et uniquement pour les sportifs.

Les véhicules des déménageurs « de demain »


Alors, bien sûr, les voitures, camionnettes et camions, continueront d’assurer la très grande majorité des déménagements, mais les professionnels du secteur ont tout intérêt à prendre en compte la fibre écologique grandissante de leur clientèle, afin de proposer des modèles hybrides, voire 100% électrique. C’est d’autant plus vrai que, d’ici une vingtaine d’années tout au plus, la législation interdira la commercialisation de véhicules n’utilisant qu’un moteur à explosion, qu’il soit essence ou diesel. C’est donc vers un renouvellement du parc des véhicules de déménagement que l’on tend. 

Vers un déménagement « à la carte »


L’impérieuse nécessité de mettre en place un développement durable ne se limite pas aux véhicules utilisés, car il s’agit aussi – et surtout – d’un nouvel état d’esprit qui impacte l’ensemble de la prestation proposée. Dit autrement, de nombreux ménages veulent réduire au maximum leur empreinte carbone, y compris lors d’un déménagement, mais ils ne sont pas non plus disposés à renoncer à un certain confort, et la solution idéale réside donc dans la personnalisation des réponses à leurs besoins. Le fait de pouvoir choisir d’être épaulé par un déménageur pour une partie seulement des prestations habituellement regroupées aujourd’hui constitue donc sans nul doute la voie vers laquelle s’orienter.

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