Services de recrutement

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Services de recrutement - les données clés

Nombre total d'entreprises
18 032
entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
59
employés
Parité Homme/Femme

Qu’il est loin le temps où le taux de chômage avoisinait les 3% dans notre pays ! Les difficultés en termes d'emploi n’occultent cependant pas le travail qu’accomplissent les acteurs du recrutement, qu’il s’agisse des salariés des agences d’intérim ou ceux des agences de placement. Dans un secteur dont la santé dépend en partie du cadre macroéconomique (PIB, population active, taux de chômage, investissements…), il a fallu s’adapter à la démocratisation des outils numériques et notamment créer un contrat qui apporte davantage de stabilité aux travailleurs.

Le périmètre d’activité des services de recrutement

Afin de réaliser un état des lieux pertinent des services de recrutement dans notre pays, il convient d’énumérer les principales activités des codes NAF qui lui sont associés à savoir les activités des agences de placement de main d’œuvre (78.10Z), les activités des agences de travail temporaire (78.20Z) et l’autre mise à disposition de ressources humaines (78.30Z).

Cela comprend très essentiellement les agences d’intérim, les cabinets de recrutement et les cabinets de chasseurs de tête. Le périmètre englobe également les missions d’agences chargées de sélectionner des acteurs et les grands groupes qui rassemblent par exemple les activités de gestion RH des cadres au sein d’entités à part, à l’instar d’Arkea SCD ou d’Engie Management Company. Sont en revanche exclues les activités de Pôle Emploi, ce dernier étant classé dans l’administration publique des activités économiques.

Agence d’intérim : une concentration des acteurs

Ces dernières années, on a assisté à une concentration des acteurs dans le milieu des agences de travail temporaire. En 2019, Manpower, Adecco et Randstad sont responsables à eux trois de 60% du chiffre d’affaires global.
Un an plus tard, on recensait 28 5850 salariés permanents dont près de 80% de femmes au sein d’entreprises qui ont employé temporairement un peu plus de 2 412 000 salariés selon l’Observatoire de l’Intérim.

A la rentrée 2020, certains secteurs sollicitent bien plus que d’autres les agences de travail temporaire. Il s’agit en premier lieu du milieu du transport et de la logistique, où l’on embauche entre autres les préparateurs de commandes, les magasiniers et les coursiers.
Représentant à lui seul 5% des emplois intérimaires en avril 2020, le secteur de la grande distribution est lui aussi à l’origine de nombreuses offres. On recrute activement dans d’autres domaines tels que le BTP,  les technologies de l’information (ingénieurs en cybersécurité, développeurs), le service à la personne et le médical.

 

Sur le plan juridique, il convient de mentionner la création en 2014 d’un contrat hybride qui, s’il peut en apparence sembler antinomique, a répondu au besoin de stabilité des travailleurs. Il s’agit du Contrat à Durée Indéterminée Intérimaire (CDII), réservé à une minorité d’intérimaires et offre les avantages du CDI tout en préservant la diversité des missions du travail temporaire.

Avec 54% des offres d’emploi émises en 2019, les cabinets de recrutement captent la majorité du marché

Le secteur des cabinets de recrutement et de placement semble bien plus atomisé puisqu’il représente 64% des entreprises dans le domaine global du recrutement en 2019, agences d’intérim comprises. Les premiers accaparent 54% des parts de marché avec plus de 360 000 annonces d’offre emploi publiées, les secondes quant à elles ont émis 313 000 offres d’emploi, soit 46% des parts de marché. En général spécialisés dans des domaines d’activité en particulier, les cabinets de recrutement s’occupent majoritairement de recruter des profils de cadres intermédiaires.

Comme indiqué dans “L’état des lieux des pratiques de recrutement” de l’APEC, “la sous-traitance concerne essentiellement les phases amont du process, à savoir la recherche de profils, la présélection des CV reçus, voire la préqualification téléphonique…).”

Dans ces entreprises comme au sein des agences d’intérim, ce sont essentiellement des profils expérimentés qui sont ciblés, dont des spécialistes de l’Executive Search. Les collaborateurs sont des chargés d’affaires, des responsables d’agence ou encore des consultants qui agissent “en amont et en aval” et dont “l’activité peut concerner soit de l’activité en intérim seule, soit du placement seul, soit les deux” dixit le rapport des Études des métiers permanents des agences d’emploi.

 

Quid du potentiel de croissance de ce marché ? Indéniablement, ses parties prenantes auront parmi les défis à relever celui de convaincre plus efficacement les entreprises en besoin de recrutement de la réelle valeur ajoutée qu’elles proposent, de sorte à inverser la tendance constatée ces dernières années. Statista relève en effet la baisse du recours des intermédiaires pour le recrutement des cadres de 2015 à 2018. Cela s’ajoute au grand nombre de recrutements opérés en 2020 par le marché invisible de l’emploi, tel que le rapportait le président de Randstad France l’année suivante.

Après la digitalisation, le développement de la marque employeur

De nouvelles formes de travail, des professions qui n’existaient pas au siècle dernier, des outils de recrutement plus sophistiqués...c’est peu de dire que cet univers s’est transformé en ne serait-ce que 25 ans.
Jadis, les recruteurs étaient familiarisés au “monde bipolaire” dans lequel évoluaient les candidats actifs et passifs. L’avènement du digital a instauré un “monde tripolaire” où l’on compte désormais un troisième protagoniste, le candidat mi-actif / mi-passif qui a notamment détaillé ses compétences et aspirations sur une CVthèque et attend d’éventuelles sollicitations pour faire évoluer sa carrière. A l’image des applications de rencontre, il suffit d’un clic (ou d’un glissement de doigt) pour soumettre son profil aux entreprises en quête de nouveaux collaborateurs, ce qui a eu pour conséquence de décupler les candidatures non pertinentes.

Le développement d’un réseau professionnel tel que Linkedin a également contribué à la métamorphose du paysage du recrutement. Si, grâce à cet outil, des entreprises peuvent s’affranchir de recourir à des intermédiaires, les agences et cabinets de recrutement sont aussi très nombreux à en tirer bénéfice dans le cadre de leur activité. Cela n’a pas échappé au réseau social d’origine californienne qui a conçu des solutions spécifiquement adaptées à ces acteurs de l’intermédiation. Interrogés en 2019 dans le cadre du “Baromètre Sourcing Cadres rétrospectives”, ⅔ des recruteurs avancent le développement de leur marque employeur parmi les enjeux majeurs des 3 prochaines années.

 

Crédit photo : LinkedIn Sales Navigator

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