Liste des départements

Exportez votre liste d'entreprises

En savoir plus

Les données clés des entreprises de la région Guyane

Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10
Chiffre d'affaires moyen
1 572 K€
 
Parité Homme/Femme

Avec sa forêt tropicale luxuriante et ses côtes maritimes, la région d’outre-mer guyanaise bénéficie de ressources naturelles importantes. Néanmoins, son économie reste fragilisée par les structures de micro-entreprises qui dominent le paysage local, même si elles cohabitent avec une activité spatiale portée par de grands groupes.

Profil économique

Seule zone appartenant à l’Union Européenne localisée sur le continent sud-américain, la Guyane s’étend sur une superficie de 83 846 km². Malgré le fait qu’il soit la deuxième plus grande région de France, cet espace est aussi le moins peuplé (après Mayotte), avec seulement 250 000 habitants.  Ce paradoxe s’explique par la taille gigantesque de la forêt équatoriale qui s’étend sur 95% de la terre guyanaise. Les principales villes qui sont Cayenne, Kourou, Remire-Montjoly, Saint-Laurent-du-Maroni et Matoury se situent le long du littoral. La côte maritime abrite l’essentiel de l’activité locale. L’économie de cette RUP (région ultrapériphérique) est portée par une immense majorité de petites entreprises (avec de nombreux restaurants et épiceries) mais aussi par des groupes exerçant une activité de pointe, à l’image du Centre Spatial Guyanais de Kourou. Les secteurs traditionnels présents dans la région sont la sylviculture, la pêche, la construction, l’extraction minière, le commerce et l’administration, plus grande pourvoyeuse d’emplois dans une région qui souffre d’un taux de chômage important, supérieur à la moyenne nationale. Bien loin de l’attractivité touristique exercée par la Martinique ou la Guadeloupe, la Guyane peine à attirer les vacanciers. Malgré l’existence de sites naturels exceptionnels comme l’Amazonie, les Iles du Salut ou encore la Réserve naturelle des Marais de Kaw, la région souffre d’une image négative. D’ailleurs, elle est parfois appelée « L’Enfer Vert ».

Un territoire spatial

L’économie régionale repose en grande partie sur deux secteurs du secondaire : le spatial et le BTP. Intrinsèquement liée à la Guyane dans l’esprit des Français, l’activité spatiale est menée à Kourou par les donneurs d’ordre que sont CNES, l’ESA (Agence Spatiale Européenne) et Arianespace, mais aussi par un grand nombre de sous-traitants. Ce secteur pèse plus du quart du PIB guyanais. Il est néanmoins intéressant de souligner que cet univers qui nécessite un personnel hautement qualifié voit une nette prédominance de non-natifs guyanais parmi ses effectifs. De son côté, l’activité de construction est portée par une démographie croissante et donc une forte demande de logements neufs, associée à une commande publique intense.

Autre axe porteur pour l’économie, l’extraction aurifère est la deuxième activité exportatrice de la région. Néanmoins, il existe un revers de la médaille dans cette filière car la recherche d’or a créé un phénomène d’insécurité et d’immigration clandestine (notamment en provenance du Brésil) que les autorités tentent d’endiguer en mettant en place de fréquentes opérations ciblées de gendarmerie sur les routes et les fleuves.

Le secteur agricole guyanais

La surface agricole utile guyanaise fait principalement l’objet d’une agriculture traditionnelle manuelle par 80% des exploitants mais relève également d’une agriculture mécanisée à vocation marchande sur sa partie littorale (pour les fruits et les légumes). Il existe dans la région une filière porcine, bovine et de volaille ainsi qu’une riziculture exercée sur la commune de Mana. Neuvième port de pêche français, le port du Larivot est spécialisé dans la pêche de la crevette et du vivaneau. En parallèle de cette industrie, les communes côtières sont nombreuses à abriter une activité de pêche artisanale.
Mais la ressource naturelle la plus importante de ce qui est parfois appelé L’Enfer Vert reste le bois avec 8 millions d’hectares de surface boisée. Parmi les 1 200 espèces présentes, on retrouve des essences précieuses utilisées en menuiserie mais aussi des bois destinés au BTP. La gestion de cette filière est quasiment exclusivement orchestrée par l’Etat.

Ça pourrait vous intéresser

Des analyses

Ces analyses pourraient retenir votre attention